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samedi 24 juin 2017

Du nouveau sur le réacteur numéro 1

De novembre 2016 à février 2017, Tepco a mené diverses inspections robotisées dans le bâtiment réacteur 1 de Fukushima Daiichi visant à examiner l’enceinte de confinement et à contrôler l’état de la piscine de combustible où 67 tonnes de combustible nucléaire y sont encore coincées (292 assemblages de combustible usé et 100 assemblages de combustible neuf). 

État actuel du réacteur n°1

 Les médias français n’ont pas relevé cette information qui aurait pourtant fait la une de l’actualité en 2011. La raison en est peut-être que le document est resté à un niveau plutôt confidentiel : Tepco n’a fait aucune publicité de son rapport daté du 30 mars 2017 et s’est bien abstenu de le diffuser en anglais. Une autre raison, plus évidente en France, est qu’il n’est pas politiquement correct de montrer des images d’un couvercle en béton effondré dans un puits de cuve de réacteur atomique alors que le lobby nucléaire hexagonal n’a qu’un seul souhait : démarrer l’EPR de Flamanville malgré ses défauts de conception.

Pour lire l'article complet sur le blog de Fukushima

mercredi 21 juin 2017

Pas de nouvelle du Japon ?

Cela ne veut pas dire que tout va bien.

Au contraire, la poursuite des examens médicaux de la thyroïde pour les jeunes montre que le nombre de cancer augmente toujours.
Poursuite également des abus des sociétés de décontamination, les villages sont obligés de porter plainte pour recevoir leur argent etc.
Il y a des articles en japonais, mais si je ne trouve pas la traduction, je ne peux vous en faire part.

jeudi 8 juin 2017

Des nouvelles de Fukushima pour ne pas oublier

Des nouvelles du Japon :

Fonzy nous envoie son septième témoignage. Plus de 6 ans après la catastrophe nucléaire, on ne parle plus guère de Fukushima au Japon. L’accident est voulu par le pays comme un évènement du passé dont les conséquences seraient négligeables. Pourtant, il est encore bien présent pour les personnes évacuées à qui l’on supprime les indemnités et pour les enfants qui subissent les effets de la radioactivité dans la préfecture de Fukushima. Les derniers chiffres officiels annoncent 152 personnes atteintes d’un cancer de la thyroïde, ce qui est bien plus que le nombre attendu dans la population en temps normal. Loin des problèmes locaux de Fukushima, Fonzy nous parle de son ressenti et remarque certains changements dans son environnement.

 Fleur de bambou à Yokohama en juin 2017 (photo publiée dans le quotidien Asahi)

 Je vous invite à lire l'article de Fonzy ici, sur le blog de Fukushima.

mercredi 24 mai 2017

Cela nous pend au nez comme chez les japonais

 Les voyous sautent toujours sur les occasions, il faut être vigilant :

 Arnaque à la décontamination sur la commune de Fukushima.

Selon le Maïnichi, la décontamination d’un mètre carré de forêt coûte environ 500 yens (4€). C’est dix fois plus (5 100 yens/m2) si c’est une forêt de bambous, car il faut couper les arbres avant de décontaminer.
Selon la commune de Fukushima, la compagnie Zerutech Tôhoku, qui faisait les travaux au troisième niveau de sous-traitance, a falsifié les rapports de décontamination pour obtenir plus d’argent en joignant des photos de bambous coupés. Pour ce faire, des troncs de bambous auraient été apportés sur place afin de faire des photos.

 Une autre photo, sur laquelle on voit un travailleur déplaçant un tronc, a été utilisée à plusieurs reprises.

Selon l’Asahi, la compagnie aurait ainsi extorqué 10 millions de yens (80 000€).
C’est un consortium de trois compagnies basées à Fukushima – Hikari Construction, Komata Construction et Noko Kensetsu – qui a obtenu le marché public de décontaminer 185 000 m2 de forêt située à moins de 20 m des habitations et terrains agricoles dans la commune de Fukushima. Les travaux ont eu lieu entre septembre 2014 et mars 2016, pour un coût total de 620 millions de yens (5 millions d’euros).
C’est un lanceur d’alerte qui a, en novembre 2016, informé la commune de Fukushima  qui a mené ses propres investigations sur 3 500 m2 de forêt. Il est apparu que 2 500 m2 déclarés comme forêt de bambous ne l’étaient pas. La commune s’est retournée vers le consortium et envisage de porter plainte, mais la compagnie sous-traitante mise en cause n’existe plus depuis mars 2017. Le consortium s’est engagé à rembourser les sommes extorquées.
Selon le Japan Times, un habitant de Fukushima a porté plainte pour que la ville agisse. Il critique le fait qu’elle n’ait pas pu contrôler l’utilisation d’argent public et qu’elle tarde à agir.

Merci à l'ACROnique de Fukushima

 

samedi 29 avril 2017

Le retour des populations en zone contaminée me préoccupe vraiment

Retour de la population dans la radioactivité

Pourquoi, 18 mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les Japonais ont-ils mis au pouvoir Shinzo Abe, pronucléaire notable ? Sans doute grâce au mensonge politique, mais aussi à cause de la complexité du monde. En France, c’est le même problème, les Français sont majoritairement pour la sortie du nucléaire mais ils vont élire un ou une pronucléaire. Avec une industrie atomique en faillite, une sécurité des installations au rabais et une probabilité d’accident nucléaire qui augmente, l’avenir paraît bien sombre. Au Japon, le mensonge organisé permet à présent au gouvernement de demander à la population évacuée en 2011 de revenir vivre dans des terres contaminées. 
Les articles du site Nos Voisins Lointains 3.11 rapportent le travail d’une association qui édite des cartes de mesures de la radioactivité. Le constat est alarmant. Ce ne sera pas différent pour les prochains pays qui auront à subir une catastrophe nucléaire.



Voici la carte de la contamination du sol téléchargée sur leur page Facebook le 15 avril.
Elle a dû être légendée par 7 échelles car la contamination est si élevée que les échelles habituellement utilisées n'y suffisaient pas ! C'est une violation des droits de l'homme que d'autoriser les gens à vivre sur de tels sols !

 La suite de l'article est à lire ici et entre autre le discours de Taro Yamamoto très explicite


samedi 22 avril 2017

Voilà ce qui nous attends en cas d'accident nucléaire en France

Pour le ministre de la reconstruction japonais les « auto-évacués » sont responsables de leur sort.

Harcelé de questions à propos des « auto-évacués », ou « évacués volontaires » qui viennent de perdre leur aide au logement, le ministre de la reconstruction, Masahiro Imamura, s’est mis en colère et a chassé un journaliste lors d’une conférence de presse : « sortez et ne revenez jamais ». Les japonisants peuvent regarder cette vidéo par exemple qui montre l’extrait de la conférence de presse du 4 avril dernier.
Au 31 mars, 26 000 « auto-évacués », qui ont quitté leur domicile à cause de la pollution radioactive sans en avoir reçu l’ordre, ont perdu la seule aide qui leur restait, à savoir un logement gratuit. Durant la conférence de presse, le ministre a expliqué que les « auto-évacués » étaient responsables de leur décision quant à leur retour ou leur relogement. Et que si la politique gouvernementale ne leur plaisait pas, ils pouvaient porter plainte. Ils étaient beaucoup plus nombreux au début de la catastrophe nucléaire.
Le ministre s’est ensuite excusé de s’être emporté, mais a expliqué qu’il maintenait ses propos, qui étaient un « fait objectif ». C’est, en tout cas, conforme à la politique gouvernementale, pour qui la pollution est sans danger et qu’il n’y a que des « rumeurs néfastes ».
L’opposition a immédiatement demandé la démission du ministre de la reconstruction, qui veut rester à son poste. Des évacués sont en colère. Certains ont rappelé que la justice vient de condamner l’Etat et TEPCo pour négligences. Le lendemain de la conférence de presse, une vingtaine d’entre eux ont manifesté devant le ministère pour demander la démission du ministre.
Le premier ministre a maintenu son ministre de la reconstruction qui a dû s’excuser à nouveau : « je regrette d’avoir donné l’impression que les évacués sont responsables de leur retour alors qu’ils sont déplacés à cause de la catastrophe nucléaire et je présente mes excuses ». Le 7 avril, il a aussi dit regretter « l’incompréhension » et retirer sa remarque. Tout le monde avait bien compris ! Et dès le lendemain, le premier ministre Abe s’est rendu à Fukushima avec le ministre de la reconstruction pour lui affirmer son soutien. Il a dit soutenir la lutte de Fukushima contre les « rumeurs néfastes »… Son discours est toujours aussi creux car sa seule préoccupation, c’est la reconquête, par les populations.
Cet épisode montre, une fois de plus, le décalage entre la politique gouvernementale et les besoins des populations affectées par les retombées radioactives. Rappelons que la limite d’évacuation fixée par le gouvernement est la moins protectrice des recommandations internationale : 20 mSv/an correspond à la limite pour les travailleurs et elle est appliquée aux enfants les plus jeunes, qui sont plus sensibles aux radiations. Il est donc légitime que des familles n’acceptent pas cette politique et les enfants doivent être mieux protégés.
Ce même ministre s’était illustré, en janvier dernier, en comparant la reconquête des territoires contaminés à un marathon, ajoutant que 30 km avaient déjà été parcourus. Ces propos avaient déjà provoqué l’ire des élus locaux et des habitants car certains territoires n’ont même pas franchi la ligne de départ.
En mars, il a affirmé, sur une chaine de télévision qu’il était « facile de quitter sa maison et qu’il espérant que les évacués vont montrer leur volonté de rentrer et de rester ». Peu sont rentrés pour le moment.

Merci à l'ACROnique de Fukushima pour cet article

samedi 11 mars 2017

Retour forcé de la population

L'obstination de la reconquête

c'est le titre d'un article de l'ACRO et je suis d'accord avec ce point de vue.


Des centaines de sacs de terre contaminée à travers la zone

 
Masahiro Imamura, le ministre japonais de la reconstruction, a récemment comparé à un marathon la reconquête des territoires contaminés par l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi en mars 2011, en précisant que « la reconstruction en est au trentième kilomètre ». Cela a provoqué l’ire des personnes concernées et des élus locaux qui ne voient pas le bout du tunnel. Le gouverneur de la province a tenu à rappeler que certaines zones évacuées n’ont même pas franchi la ligne de départ (source).
Cet épisode montre le fossé existant entre la perception du gouvernement central, qui voudrait tourner rapidement la page, et la réalité sur place. Lire la suite
Le plus terrible, c'est que les habitants qui ne reviendront pas ne seront plus indemnisés, un scandale. Pour les papys pas de problème, mais faire revenir des enfants dans ces zones est criminel.