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jeudi 20 septembre 2018

Les travaux sur le réacteur numéro 2

Pendant que les travaux de récupération des combustibles, stockés en piscine, avancent, les travaux de décontamination se poursuivent, et des accès dans le réacteur numéro 2 sont nécessaire. Ci-dessous, une photo de Tepco sur le début des travaux pour la création d'une porte.


Le liens vers les photos de Tepco

Le traitement des effluents liquides beaucoup moins efficace que prévu

La décontamination de l’eau de refroidissement pas aussi efficace qu’annoncé.

Pour refroidir les cœurs fondu des réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima Daï-chi, TEPCo injecte 67 à 72 m3 par jour et par réacteur. Cette eau s’écoule dans les sous-sols après s’être fortement contaminée. De l’eau phréatique continue à s’infiltrer, malgré les nombreuses mesures prises pour réduire les flux et, inversement, de l’eau contaminée s’échappe dans la nappe phréatique. L’eau des sous-sols est pompée pour éviter les débordements et traitée. Mais comme TEPCo pompe encore 154 m3 chaque jour en plus que ce qu’elle injecte, l’eau s’accumule dans des cuves. Selon le dernier bilan, le stock s’élève à 932 567 m3 d’eau traitée, 160 351 m3 d’eau partiellement traitée (retrait du strontium seul) auxquels il faut ajouter plus de 30 000 m3 dans les sous-sols. Lien

Cette eau représente une menace en cas de séisme grave ou autre catastrophe naturelle et, en janvier dernier, l’Autorité de Régulation Nucléaire a demandé qu’une décision soit prise cette année quant au rejet de cette eau dans l’océan. Alors les autorités ont commencé à organiser les réunions publiques pour convaincre les populations et les acteurs locaux d’accepter le rejet en mer. Officiellement, il ne reste plus que du tritium dans l’eau traitée par l’installation ALPS.


  L’article ne mentionne pas les limites de rejet annuel, qui sont un autre facteur limitant, étant donné le stock à rejeter. Pour le seul tritium, le stock total, estimé à 3,4 PBq (3,4 milliards de millions de becquerels), représente de l’ordre de 150 années de rejet à la limite autorisée…

Si TEPCo et les autorités ne mettent pas toutes les données sur la table, elles ne pourront jamais convaincre les riverains et les autres pays d’accepter les rejets.

lundi 3 septembre 2018

Une honte pour le Japon

Des experts de l'ONU dénoncent l’exploitation des travailleurs qui décontaminent la centrale de Fukushima.


 Le Japon doit agir de toute urgence pour protéger des dizaines de milliers de travailleurs qui seraient exploités et exposés à des radiations nucléaires toxiques dans le cadre des efforts de nettoyage de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Daichi, affirment trois experts des Nations Unies.

« Les travailleurs engagés pour décontaminer Fukushima incluraient des travailleurs migrants, des demandeurs d'asile et des personnes sans abri », ont déclaré ces experts dans une déclaration conjointe à la presse.

« Nous sommes profondément préoccupés par le fait qu’ils seraient exploités en n’étant pas informés des risques d’exposition aux rayonnements, qu’ils seraient forcés d’accepter des conditions de travail dangereuses en raison des difficultés économiques et par le caractère inadéquat des mesures de formation et de protection », ont-ils ajouté.

Les experts se sont dits aussi préoccupés par l'impact que l'exposition aux rayonnements peut avoir sur la santé physique et mentale de ces travailleurs.

Ces experts sont Baskut Tuncak, Rapporteur spécial sur les conséquences pour les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des substances et déchets dangereux ; Urmila Bhoola, Rapporteure spéciale sur les formes contemporaines d'esclavage, ses causes et ses conséquences ; et Dainius Puras, Rapporteur spécial sur le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale susceptible d'être atteint.

Selon ces experts, la contamination de la zone et l'exposition aux rayonnements restent un risque majeur pour les travailleurs qui tentent de sécuriser la zone sept ans après la catastrophe nucléaire consécutive à un séisme et à un tsunami.

Des dizaines de milliers de travailleurs ont été recrutés au cours des sept dernières années dans le cadre du programme de décontamination. Le ministère japonais de la santé indique sur son site web que 46.386 travailleurs étaient employés en 2016.

Les experts des droits de l'homme des Nations Unies ont engagé un dialogue avec le gouvernement japonais depuis l'année dernière et ont pris en compte une récente réponse à leurs préoccupations les plus récentes.



Le lien vers le journal de l'ONU

mardi 24 juillet 2018

Une bonne nouvelle

TEPCo annonce enfin l’arrêt définitif de Fukushima daï-ni

La centrale nucléaire de Fukushima daï-ni, avec ses 4 tranches, est à une douzaine de kilomètres au Sud de la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi. Elle aussi été fortement secouée par le séisme et noyée par le tsunami, mais il n’y a pas eu d’accident grave car il y avait de l’électricité disponible à moins de 10 km.


 TEPCo n’avait, jusqu’à présent, rien décidé quant à son sort, même si elle avait envisagé, en mars 2017, d’arrêter définitivement le réacteur n°1. L’assemblée régionale a adopté une motion demandant son arrêt définitif. Tomioka et Naraha, où la centrale est située, ont fait de même, tout comme les 57 autres communes de la province. Même le gouvernement est pour son arrêt !

Lire l'article ACRO complet


mercredi 20 juin 2018

Pas beaucoup de nouvelles de Fukushima

Tepco envisage de démanteler aussi la 2ème centrale nucléaire de Fukushima


Plutôt une bonne nouvelle :
Extrait : Tepco n'avait jusqu'à présent rien décidé pour Fukushima Daini (numéro 2), site qui compte 4 réacteurs (sur la photo ci-dessus), même si, pour la plupart des experts, il n'est pas envisageable de relancer ces installations pour des raisons psychologiques et techniques.

Lire l'article de Challenges

dimanche 3 juin 2018

La contamination de la région de Fukushima fait encore parler d'elle

Les microparticules vitreuses, riche en césium, sont plus abondantes que prévu.

Research team members monitoring radioactive particles in the exclusion zone

Les rejets radioactifs lors de l’accident grave à la centrale de Fukushima daï-ichi n’ont pas été seulement sous forme gazeuse. Une partie de la contamination de l’environnement est due à des microparticules vitreuses, particulièrement riches en césium et autres éléments radioactifs. Sous cette forme, l’impact sanitaire et sur la contamination à long terme pourrait être beaucoup plus grave. Mais, comme on ne sait pas grand chose à leur propos, les recherches sur le sujet se poursuivent.
Ces microparticules ont été découvertes dans les filtres à air, dans les sols et sur des plantes. Deux articles scientifiques viennent de paraître à ce sujet et apportent de nouvelles informations.
Plusieurs études sont en cours : quelques extraits de la première ici
La suite de l'article est à lire sur le site de l'ACRO dans les pages Fukushima 

 

jeudi 19 avril 2018

Je ne fais pas confiance aux gestionnaires, la preuve chez les japonais

Selon un employé de TEPCo, un dirigeant de la compagnie a arrêté le projet de digue contre les tsunamis en 2008

voilà le résultat
Les auditions des témoins continuent dans le procès de trois anciens dirigeants de TEPCo. Un employé vient de rapporter que Sakaé Muto, vice-président de la compagnie a arrêté le projet de digue anti-tsunami à la centrale de Fukushima daï-ichi.

Rappel de l’épisode précédent : un rapport interne à TEPCo daté de mars 2008 avait estimé qu’un tsunami pouvait atteindre une hauteur de 15,7 m à la centrale de Fukushima daï-ichi. Les calculs étaient basés sur une mise à jour, en 2002, des prédictions gouvernementales qui aboutissaient à un séisme de magnitude 8,2 au large de Fukushima.

Le témoin, dont les propos sont rapportés par l’Asahi et le Maïnichi, faisait partie de l’équipe en charge de définir les mesures de renforcement des protections contre les séismes et tsunamis, mise en place en novembre 2007. Il rapportait directement à Sakaé Muto à l’époque. Selon lui, le groupe était arrivé au consensus que TEPCo devait prendre en compte la réévaluation gouvernementale du risque tsunami et a chargé une filiale de faire une estimation de la vague la plus haute. La filiale a informé le groupe en mars 2008 des résultats de son évaluation : 15,7 m. Et le groupe a informé Sakaé Muto à ce sujet en juin de cette même année...

Lire l'article complet de l'ACRO ici