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mercredi 26 février 2014

Le scandale des travailleurs de Fukushima continue

Malgré les dénonciations dans les médias, la centrale occupe toujours des travailleurs exploités par des sous-traitants...Ces travailleurs sont, évidemment, exposés à des risques majeurs de détresse en cas d'accident de santé. En effet, les sociétés se créent et se défont...un système est mis en place pour éviter que Tepco doive payer pour ces travailleurs que l'on va chercher en rue, des indemnités de maladies ou intervenir dans les soins médicaux!

Les niveaux d'irradiation sont tels que les problèmes de santé sont obligés avec un suivi qui n'existe pratiquement pas, sans parler des travailleurs qui ne portent pas leur détecteur pour pouvoir travailler plus longtemps. Quand je dis que c'est une horreur.

Encore une mauvaise nouvelle

Une partie des réfugiés de Fukushima pourra retourner chez elle, mais il y a une arnaque derrière cette nouvelle.

 La levée formelle de l'ordre d'évacuation prendra effet le 1er avril et concernera 300 personnes dont les maisons sont à Tamura, une ville à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la centrale accidentée, a expliqué à l'AFP un responsable du cabinet du Premier ministre.

La contre-partie sera la fin du versement de l'indemnité de préjudice moral de 715€ par mois.

Dans les deux années à venir, jusqu'à 30.000 personnes seront autorisées à retourner dans leur logement d'origine, qu'elles avaient dû quitter en raison des fortes radiations émanant du site nucléaire dévasté, a ajouté ce responsable.

DOUTES. Mais les anciens résidents des zones évacuées sont divisés sur l'opportunité ou non de retourner chez eux, certains craignant pour leur santé en raison des niveaux de radiation résiduels toujours mesurés sur place.

374 assemblages ont été retirés de la piscine n°4

Dernier bilan du retrait des assemblages





L'information originale sur le site de Tepco

mardi 18 février 2014

Poursuite de l'enlèvement des barres de la piscine du numéro 4

Tepco a publié hier soir le point sur l'enlèvement des barres :



as of Feb.17,2014 

L'original sur le site de Tepco

dimanche 16 février 2014

L'intégrité de l'enceinte du N°3 mise en cause

Le bouchon au-dessus du cœur s’est affaissé de 30 cm
Tepco publie le 14 février 2014 la vidéo de l’étage opérationnel du réacteur 3.
Cette vidéo date du 31 janvier 2014.
Au cours de cette investigation, ils ont découvert que le bouchon au-dessus du cœur du réacteur s’est affaissé de 30 cm. Ce bouchon fait partie du sol de l’étage opérationnel. Sous lui, il y a l’enceinte de confinement primaire.
Tepco affirme de façon optimiste qu’ils ne pensent pas qu’il ait pu être endommagé par l’explosion “d’hydrogène” parce que sa dalle est restée en bon état. Ils supposent qu’il a été percuté par la grue mais cette grue a été retrouvée par terre ailleurs que sur ce bouchon. Ils déclarent aussi que les dégâts sur ce bouchon n’impactent pas l’enceinte parce qu’elle en est à 1,2 m dans la salle.

 Liens pour la vidéo

Le rush médiatique étant terminé dans tous les médias de la terre, Tepco peut lâcher au compte-goutte les mauvaises nouvelles, et il y en a de plus en plus.

P.S.  Naoto Matsumura, surnommé « Le dernier homme de Fukushima », arrivera à Paris le 4 mars 2014. Son périple en France durera 10 jours et le mènera de la capitale à la centrale nucléaire de Fessenheim. A chaque étape, il témoignera de ce qu’est véritablement une catastrophe nucléaire : la perte de son territoire, la disparition de sa communauté, l’abandon des animaux et du respect de la vie, la dégradation de la santé, l’exil sans retour ou la contamination forcée.
J'insiste pour que vous lisiez l'article de Pierre Fetet sur cette visite : les français se voilent la face devant le risque d'une catastrophe nucléaire dans notre pays.

mardi 7 janvier 2014

La censure nucléaire se fait de plus en plus pesante

Merci à l'ACRO qui fait une veille technologique très poussée et d'où est tiré cet extrait.
Selon le Tôkyô Shimbun du 31 décembre dernier, l'AIEA et l'université médicale de Fukushima, en charge de l'étude d'impact sanitaire dans la province de Fukushima, ont signé un protocole d'accord incluant des clauses de secret : selon le journal, il y est mentionné la possibilité que des informations ne soient pas publiées si elles peuvent attiser l'anxiété de la population.
 Le texte signé est sur le site du ministère des affaires étrangères japonais (en anglais). L'article 8 mentionne que les signataires publieront leurs résultats tout en respectant la confidentialité imposée par l'autre partie. C'est article est assez commun, mais suffisamment vague pour permettre des dérives. Dans le contexte actuel de défiance vis à vis des autorités sur un sujet aussi sensible et après le vote de la loi sur le secret (voir article sur le blog), il aurait été bienvenu de mieux préciser les choses. Il aurait été préférable de dire que toutes les données seront rendues publiques tout en garantissant la vie privée des personnes concernées.
Parmi les sujets abordés par cet accord, il y a "la peur des radiations"...

D'autre part

Un long article de William Boardman de Global Research est au coeur du sujet, je n'aurai pas pu mieux écrire.
L'article a été traduit par etincelledevie et se trouve ici (à lire absolument), je l'ai aussi mis en ligne sur FaceBook.



lundi 6 janvier 2014

Les scandales continuent à Fukushima

TEPCo donne une prime de risque à tous les intervenants sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Mais elle ne parvient pas toujours aux employés des sous-traitants à cause des ponctions lors des étapes intermédiaires. Et comme le montant de cette prime, variable en fonction du travail, de l'exposition etc, n'est pas connu, les travailleurs ne peuvent pas faire valoir leurs droits.
Selon le Maïnichi, le 8 novembre dernier, TEPCo a révélé que la prime était de 10 000 yens par jour (un peu plus de 70 euros au cours actuel) et qu'elle allait la doubler à partir de décembre. Lors de la conférence de presse, le PDG de TEPCo a clairement annoncé que cette nouvelle prime, dont le montant est connu, devrait être intégralement reversée aux travailleurs. Mais, le 29 novembre, TEPCo a envoyé une note explicative à ses sous-traitants, où elle expliquait que l'augmentation de la prime de 10 000 yens par jour ne signifiait pas que les salaires devaient être augmentés d'autant.
Dans les faits, certains sous-traitants ont augmenté les salaires de 10 000 yens par jour, d'autres non. Sur place, c'est mal ressenti.

D'autre part; l'amateurisme de TEPCo continue aussi, avec le rebouchage des fuites des citernes d'eau contaminée avec du ruban adhésif !!! ce n'est pas une blague, à lire ici.




Enfin dernier point, TEPCo exige de ses employés qui ont dû être évacués suite à la catastrophe, de rembourser les compensations financières qu’ils ont reçues de l’électricien nucléaire !!! Conséquence : les plus jeunes quittent leur travail en masse, entraînant une nouvelle fuite de techniciens alors que ceux-ci font déjà cruellement défaut….Maïnichi