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vendredi 28 août 2015

La contamination du territoire japonais continue 4 ans après

De l’iode 131 dans les boues sèches d’une station d’épuration de Gunma





Selon la préfecture de Gunma, 24 Bq/kg d’iode 131 ont été relevés dans des boues séchées d’une station d’épuration.
Dans leur rapport mensuel du 7 août 2015, des échantillons ont été pris entre le 27 et le 29 juillet 2015. La station d’épuration se trouve à côté du fleuve Tonegawa.
On relève également 33 Bq/kg de Cs-137 dans ces mêmes échantillons.
De l’ iode 131 avait également été relevé dans 2 des 6 échantillons de mai et de juin. Le record est de 49 Bq/kg.
Dans les échantillons des 23 au 26 juin 2015, du Cs-134 a été relevé, ce qui prouve que ces boues séchées subissent aussi l’influence de l’accident de Fukushima.

La préfecture de Gunma se trouve à plus de 200km au sud-ouest de Fukushima et pratiquement à la hauteur de Tokio. Eu égard à la période de l'iode 131, il est clair que la centrale accidentée crache toujours de grande quantité de radioactivité. 

Liens, les rapports de la préfecture :  1, 2 et 3

mardi 25 août 2015

Suite et fin de l'étude de l'explosion du réacteur numéro 3

La 7ème partie de l'étude vient de paraître :

Effets possibles d’une explosion dans l’enceinte de confinement du BR3

Plusieurs hypothèses sont examinées, dans l'ordre : explosion de vapeur, explosion de zirconium, explosion due à un accident de criticité instantanée dans la piscine de combustible ...
Il faut se rendre à l’évidence on ne peut pas expliquer « l’explosion » du BR3 de manière simpliste comme voudrait l’imposer la version officielle depuis 4 ans. L’analyse de l’évènement démontre qu’il y a eu plusieurs phases visibles qui impliquent l’existence de plusieurs explosions en l’espace d’une demi-seconde :
- Phase 1 (instant T) : explosion principalement sur le côté sud-est avec destruction du toit
- Phase 2 (T + 0,0334 s) : production d’une flamme jaune-orange sur le côté sud-est
- Phase 3 (T + 0,0668) : destruction du toit et des murs de l’angle nord-ouest
- Phase 4 (T + 0,33  s) : formation d’un nuage au-dessus de la piscine de combustible
- Phase 5 (T + 0,43 s) : formation d’un nuage au-dessus du côté nord-ouest


Il reste, comme dans toute étude, des questions en suspens, mais encore une fois un grand coup de chapeau pour ce travail.

 

vendredi 21 août 2015

Suite de l'étude de l'explosion du réacteur numéro 3

La 6ème partie de l'étude vient de paraître :

 

Flamme de l’explosion d’hydrogène du BR1 le 12 mars 2011

 Si on compare avec la flamme de l'explosion du réacteur numéro 1 ci-dessus :
Une explosion de ce type étant simplement le résultat de la combinaison entre de l’hydrogène et de l’oxygène, elle ne devrait donner que de l’eau et de la chaleur. On a un très bon exemple de formation d’un nuage de vapeur avec cette explosion d'hydrogène du BR1 : suite à l’explosion d’hydrogène, un nuage en forme de boule s’est formé très rapidement, est monté jusqu’à une centaine de mètres de hauteur à une vitesse supersonique de 600 m/s et a disparu complètement. Ce nuage furtif de condensation visualise en fait le déplacement de l’onde de choc.

 
La suite de l'étude ici 

A lire absolument.

Tepco, malgré ses nombreux essais n'arrive pas à congeler son mur de protection

Malgré les murs d’eau congelée la température souterraine n’a jamais diminué à côté de la piscine commune de stockage des combustibles






Selon un rapport de Tepco publié le 20 août 2015, à côté de la piscine commune de stockage des combustibles la température souterraine n’a pas diminué depuis la fin avril.
Tepco teste le mur souterrain congelé en faisant circuler du fluide de congélation dans les canalisations souterraines. Ils surveillent la température sur 18 points répartis autour des bâtiments des réacteurs dévastés.
Selon leurs données et depuis le début, la température du point de surveillance “No.12″ n’a quasiment jamais diminué. Il est situé entre le bâtiment du réacteur 4 et la piscine commune où sont stockés les assemblages de combustible retirés de la SFP4 ( =piscine à combustible usagés du réacteur 4). Au 20 août 2015, c’est toujours au dessus de 10 °C.
Tepco a arrêté d’envoyer le fluide de congélation vers quatre des points de surveillance. Concernant les autres, pour 8 des 14 points de surveillance la température est toujours au-dessus de 0°C.




 Encore un grand merci à Fukushima-diary pour le travail de suivi et de traduction

lundi 17 août 2015

Suite de l'étude de l'explosion du réacteur numéro 3

La 5ème partie de l'étude vient de paraître :


évolution du nettoyage du sol du niveau 5F

Durant les années 2013 et 2014, des opérations de déblaiement du BR3 ont été entreprises jusqu'à ce que l'ensemble de la surface technique soit nettoyée. Voici en photo l'évolution des travaux qui ont tous été faits à distance avec grues télécommandées tellement ce bâtiment est radioactif.

La suite de l'étude ici 

A lire absolument.

La radioactivité autour de Fukushima (la ville) augmente toujours

Autour du stockage des boues de la station d’épuration de Fukushima la radioactivité ambiante est 10 fois plus forte qu’ailleurs



Murs de la station avec les points de mesure

 
Dans la station d’épuration de Fukushima la radioactivité ambiante à proximité de l’installation de stockage des boues est à peu près 10 fois plus élevée qu’ailleurs.
Il s’agit de données publiées le 11 août 2015 par les autorités préfectorales de Fukushima.
Ils ont commencé à faire ces relevés en juin 2013. Près des 4 murs entourant l’installation de stockage des boues leurs relevés ont rapidement augmenté fin septembre 2013 et ils sont restés élevés jusqu’à fin juin, lors des derniers relevés.
Dans ces relevés les plus récents le record est de 1,31 mSv/h. La radioactivité des autres points testés varie de 0,11 à 0,41 mSv/h.
Les points testés sont à l’extérieur de l’installation de stockage. Il est probable que les boues soient fortement radioactives, néanmoins les résultats exacts des analyses ne sont pas communiqués.
Les sources de cette contamination sont les eaux usées des villes de Koriyama, Sukagawa , Motomiya et des villages de Kagamiishi et Yabuki.

Liens vers les relevés : 1, 2, 3 et 4
                                    informations préfecture

jeudi 13 août 2015

Suite de l'étude sur l'explosion du réacteur numéro 3

La quatrième partie de l'étude vient de paraître : 


Document du ministère de la défense relevant une température de 128°C au puits de cuve le 20 mars 2011

La photo grossie, nous donne beaucoup d'information, la suite ici

A lire absolument