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samedi 23 janvier 2016

Les poissons sont toujours contaminés

Du césium 134/137 dans plus de 40 % des poissons du rayon des 20 km autour du port de la centrale de Fukushima



Le 19 janvier 2016, Tepco déclare avoir relevé du césium 134/137 dans 40,5 % des poissons pêchés dans le rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima. Le port de la centrale n’est pas concerné.
L’échantillonnage a été réalisé mi décembre 2015, 30 espèces de poissons ont été récoltés et analysés. Le record de radioactivité en Cs 134/137 serait de 86 Bq/kg. Les échantillons n’ont pas été séchés avant les mesures. Du Cs 134/137 aurait été relevé dans 43 des 106 échantillons.
Il n’est pas prouvé que Tepco ait publié toutes les données de décembre dernier.

Lien vers le rapport Tepco



jeudi 14 janvier 2016

Après les poussières d'aspirateur, l'iode 131 fait encore parler d'elle, ça se dégrade

En novembre dans une station d’épuration de Koriyama, de l’iode 131 presque tous les jours


Boue d'épuration
 
Selon la préfecture de Fukushima, de l’iode 131 a été relevé dans des boues d’épuration sur 26 des 30 jours de novembre dernier.
Le 25 décembre 2015, la préfecture de Fukushima a publié ses analyses de radioactivité. Ces données révèlent que de l’I 131 et du Cs 134/137 se trouvaient dans des boues d’épuration séchées.
La station d’épuration en question est située dans la commune de Koriyama de Gunma. (60 km de la centrale)
Les données montrent que l’iode 131 a été relevé du 1er au 15, puis du 18 au 25 et du 27 au 29 novembre 2015.
Les données de décembre ne sont pas encore publiées.
En résumé, en novembre dernier ils ont relevé de l’iode 131 pratiquement tous les jours. Le record en a été de 49 Bq/kg.
Pour ce qui concerne le mois d’octobre, l’iode 131 a été relevé le 30 seulement.


Lien vers le rapport 

mardi 5 janvier 2016

Impossible de nier la dégradation de Fukushima

On relevait toujours de l’iode 131 dans deux stations d’épuration de Tokyo en décembre dernier



Le 25 décembre 2015, le “Bureau of Sewerage Tokyo Metropolitan Government” (Bureau de l’Épuration de la Métropole de Tokyo) a déclaré qu’ils relevaient de l’iode  131 dans 2 stations d’épuration de Tokyo.
Les stations sont situées dans la région de Tama (communes d’Akishima et Hachiouji). Les échantillons sont des cendres d’incinération des boues d’épuration. Ils ont été collectés entre le 2 et le 15 décembre 2015.
Les radioactivités relevées s’étalent de 21 à 25 Bq/kg. Ils ont aussi relevé 1450 Bq/kg de Cs 134/137. La présence de césium 134 radioactif à 250 Bq/kg démontre qu’il provient de la centrale de Fukushima.
Ils avaient également relevé 20 Bq/kg d’iode 131 dans la station d’épuration d’Akishima en novembre.

Ce n'est pas tant les valeurs qui restent faibles, mais l'iode 131 à une période courte et donc cette contamination est donc très récente et continue, preuve de la non maitrise de l'accident contrairement à la version officielle. Les cœurs sont toujours en dégradation.

Liens : rapport 1 des résultats
            rapport 2

lundi 21 décembre 2015

Encore un aveux, bien tardif, il ne faut pas nous prendre pour des idiots

Tepco reconnaît que vers le 15 mars 2011 les réacteurs 2 et 3 ont relâché leur radioactivité (100Sv/h) directement dans l’atmosphère


Le 17 décembre 2015, Tepco a révélé que vers le 15 mars 2011 la radioactivité des réacteurs 2 et 3 est directement sortie dans l’atmosphère, avec des photos parlantes.
Selon leur dernière analyse, les PCV (Primary Containment Vessel = enceinte de confinement primaire) des deux réacteurs sont considérées avoir été suffisamment endommagées pour que leur radioactivité s’en échappe aussitôt.
En plus de leur analyse, Tepco a publié des photos des réacteurs 2 et 3 prises le 15 mars 2011 entre 7 et 9 heures du matin (photos ci-dessous). Ces photos ont saisi de la “vapeur” blanche sortant des réacteurs 2 et 3. Tepco en conclus que cette vapeur a certainement du sortir par le haut des PCV 2 et 3.
Concernant la PCV du réacteur 2, Tepco a aussi déclaré qu’ils avaient relevé 100 Sv/h le 15 mars 2011 très tôt le matin. Leurs données montrent que c’est resté autour de 100 Sv/h jusqu’au 16 mars 2011. Aucune autre donnée n’est communiquée.

 ↓ Panaches blancs sortant de la PVC du réacteur 3


 ↓ Panaches blancs sortant de la PVC du réacteur 2
Le lien vers le rapport Tepco

Lien très intéressant : le rapport donne pas mal d'explication


Cela ne me surprend pas : les aveux glaçants du responsable de la centrale de Fukushima

Glaçants aveux du responsable de la centrale

Photo : Masuda Naohiro (à gauche), lors de la visite à Fukushima de l’ambassadrice des USA au Japon, Caroline Kennedy accompagnée de son fils Jack Kennedy Schlossberg, le 14 mai 2014 (AFP PHOTO/POOL/Toru YAMANAKA).

Dans un entretien accordé le 20 décembre à l’Agence Associated Press, le responsable de la réparation de la centrale de Fukushima a avoué qu’il était dans l’incapacité de prévoir quel serait le coût de la mise en sécurité des installations, et de fixer une date pour que les réacteurs fondus cessent de menacer la santé des salariés de l’entreprise et les habitants de la région alors que les bâtiments accidentés continuent à polluer les sous sols et l’atmosphère.
Masuda Naohiro a même ajouté qu’il ignorait si, quand et comment les nouveaux robots pourraient réussir à explorer les débris des réacteurs fondus pour faire le point sur la réaction qui se poursuit en dégageant une chaleur d’environ 100° et des émanations radioactives. Il a également reconnu qu’il devait faire face à une véritable « zone de guerre ». Toutes déclarations qui contrastent avec les affirmations du gouvernement japonais répétant régulièrement que la situation est entièrement sous contrôle.
Le responsable de la Tepco, la société propriétaire de la centrale, a précisé que les ingénieurs ne savaient même pas où se trouvaient les débris des réacteurs ni comment il serait possible de les extraire. Il ignore également si les travaux nécessaires pourront être commencés avant une dizaine d’années. Avec cette précision :
« Une nouvelle science devra être inventée pour commencer le nettoyage et il faudra pour cela prendre en compte les risques courus par les salariés et l’environnement. »
D’autant plus que des éléments radioactifs continueront à fuir dans les nappes souterraines, dans la mer et dans l’air.

 Des aveux qui contredisent radicalement les propos rassurants et les mensonges proférés par des responsables de la centrale lors de la visite des installations et de la région par Politis à la fin du mois de septembre dernier. Des propos de « propagande » que démentaient d’ailleurs la plupart des analyseurs automatiques de radioactivité mis en place sur le chantier, les combinaisons spéciales portées par de nombreux techniciens et l’abandon sur place de centaines de voitures et d’engins de chantiers fortement contaminés.

  En conclusion Masuda Naohiro, qui travaille depuis 30 ans pour la Tepco, a assuré que, désormais, il annoncerait aussi bien les bonnes que les mauvaises nouvelles. Mais, pourtant, il n’a rien dit sur la bonne vingtaine de millions de tonnes de déchets radioactifs entassés sous de simples bâches dans la campagne environnantes…

Extrait d'un article de Politis.fr de Claude-Marie Vadrot

jeudi 17 décembre 2015

Pas plus réjouissant que la publication précédente

Tepco envisage de larguer 800 000 m³ d’eau tritiée dans l’air





L'évaporateur

 
Le 11 décembre 2015, Tepco a annoncé une possibilité d’évaporer l’eau tritiée entreposée dans la centrale de Fukushima. Ils ont présenté l’idée au cours d’un groupe de travail du METI (Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie).
Selon leur rapport, le volume à larguer estimé est de 800 000 m³. Ils espèrent ainsi évaporer 400 m³ d’eau  tritiée par jour.
Le record de radioactivité au Tritium est de 4 200 000 000 Bq/m³ (4,2 milliards).
L’eau serait évaporée entre 900 et 1 000 ℃, puis larguée dans l’atmosphère à 60 m au-dessus du sol.
Tepco affirme que la radioactivité descend en dessous de 5 000 Bq/m³ à partir de 40 m du point de largage, ce qui est la limite de radioactivité des normes.

C'est encore de la radioactivité relâchée dans la nature, même si elle ne sort pas de la zone d'exclusion, je maintiens que c'est de trop.

 Lien rapport Tepco de présentation du projet