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jeudi 10 mars 2016

Avant le 5ème anniversaire de la catastrophe, prennons un peu de recul

Les leçons de Fukushima : de nouvelles inquiétudes pour l’avenir

Comment est-il possible que nos responsables politiques ne prennent pas cette dimension qui est la sécurité ? Notre ministre de l'écologie "Pyralène Royale" (il n'y a pas de faute, c'est comme cela que je l'appelle depuis 30 ans) est la pire de tous, il faudra qu'elle réponde de ses actes de négligence grave.

À la veille du 5ème anniversaire de Fukushima, Akio Masumura, ancien diplomate Japonais et auteur du blog Finding the Missing Link, revient sur les débuts de la catastrophe et nous fait partager les leçons qu’il en a tirées.
Fukushima, nous dit-il en conclusion, « nous a offert l’opportunité de mener un vaste débat sur les défis auxquels sous sommes confrontés, au carrefour de multiples besoins humains : énergie dé-carbonée, sûreté, santé environnementale, sécurité des populations et préservation pour les générations futures. Ce sont là des questions qui définiront notre société humaine pour les siècles à venir. Nous ne devons donc pas rater l’opportunité d’en discuter en mettant sur la table tous les éléments dont on dispose. »

Photo prise le 17 février 2015 : femme habitant un ensemble de logements provisoire couvert de neige à Aizuwakama, dans la préfecture de Fukushima. Ce complexe abrite des réfugiés nucléaires d’Okuma, une ville située à l’intérieur de la zone d’exclusion autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi de TEPCO (Tokyo Electric Power Co.) REUTERS/Toru Hanai

Lire l'article complet sur le blog de Fukushima 

vendredi 26 février 2016

Un produit, dérivé de la fusion des coeurs, découvert et des révélations tardives de TEPCO

1) Des chercheurs ont trouvé une substance d’un nouveau type, en relation étroite avec les fusions des cœurs à la centrale de Fukushima Daiichi. 


 Des chercheurs au Japon ont en effet découvert de nouvelles substances qu’ils décrivent comme de minuscules particules de verre sphériques extrêmement radioactives. Ces particules de verre présentent une structure assez différente de celle de la « substance noire » mais comme elle, elles sont liées aux fusions dans les réacteurs. Une de ces particules de verre, étiquetée NWC-1, avait été recueillie à Nihonmatsu en 2011 au moment de la catastrophe. Nihonmatsu se trouve à environ 40/45 km plein ouest par rapport à la centrale de Fukushima Daiichi. Le site de cette ville est au sud de la ville de Fukushima et au nord de Koriyama. Son territoire est bien au-delà de la zone d’évacuation et actuellement habité sans restriction d’aucune sorte.


 Lire l'article très détaillé sur le blog de Fukushima

2) Tepco reconnaît avoir menti sur la gravité de la catastrophe de Fukushima

 
La centrale dévastée de Fukushima Daiichi (Japon), le 10 février 2016. (TORU HANAI / AFP)

Tepco fait son mea culpa. Cinq ans après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, l'opérateur de la centrale a avoué, mercredi 24 février, avoir minimisé la gravité de l'état des réacteurs en ne reconnaissant pas aussi rapidement que possible le fait que trois d'entre eux étaient en fusion.

"Nous nous excusons profondément pour avoir affirmé, par erreur, que rien ne permettait de déterminer qu'une fusion du cœur de réacteur était en cours", a déclaré Tepco lors d'une conférence de presse et dans un communiqué.

 Lire l'article complet sur Francetvinfo

 

 

mercredi 17 février 2016

Encore une preuve des fuites permanentes

559 Bq/kg de césium 137 dans les poussières d’un aspirateur à Tokyo





Au 16 février 2016, une station privée de surveillance de la radioactivité, la “Iwaki citizen’s radiation measurement station” déclare avoir relevé 559 Bq/kg de Cs 137 dans les poussières d’un aspirateur de Tokyo.
L’échantillon provient du quartier Edogawa de Tokyo.
Ils ont aussi relevé 121 Bq/kg de Cs 134/137 dans de la poussière d’un aspirateur du quartier de Setagaya et 111 Bq/kg de Cs 137 dans un autre échantillon venant de la ville de Kawasaki, préfecture de Kanagawa.
Tous ces échantillons datent de décembre dernier.
Les autres radionucléides n’ont pas été testés.

C'est un peu moins quand 2015 à Iwaki, où il avait été mesuré jusqu'à 6000 Bq/kg

Liens de l'information



lundi 15 février 2016

On nous prend vraiment pour des C.O.N.s, même si c'est les japonais qui en font les frais

Dans Fukushima, la NRA retire 70 % de ses bornes de surveillance de la radioactivité






La NRA (Nuclear Regulation Authority) déclare le 10 février 2016 qu’à partir d’avril 2017 dans la préfecture de Fukushima elle abandonnera 2 500 de ses 3 600 bornes de surveillance de la radioactivité.
La NRA affirme que c’est par manque de ressources budgétaires et matérielles.
Les 2 500 bornes retirées sont situées dans les établissements publics dont les écoles.
La NRA déclare qu’il n’y a pas eu de changement significatif détecté récemment. Toutefois, ces bornes sont régulièrement vues éteintes “pour maintenance”.

Alors que toutes les mesures de radioactivité augmentent dans la centrale, comment un responsable peut dire qu'il n'y a pas de changement significatif ? Nous sommes au Japon, mais ne croyez surtout pas que ce serait différent chez nous.

Liens rapport NRA



dimanche 7 février 2016

La contamination au Sr 90 repart de plus belle

La radioactivité au strontium 90 multipliée par plus de 10 dans les eaux souterraines à côté du réacteur 2



Le 5 février 2016, Tepco rapporte que la radioactivité en strontium 90 est montée de 1103% dans les eaux souterraines proches du réacteur 2.
L’échantillon a été pris entre le port de la centrale et le réacteur 2. Le puisard d’échantillonnage est l’un des rares trous d’observation situés hors du périmètre du mur souterrain.
Le relevé est de 3 200 000 Bq/m³. Le précédent record était de 290 000 Bq/m³.
54 000 000 Bq/m³ de Sr 90 ont aussi été relevés dans le trou d’observation voisin, ce qui est aussi le record pour lui.
Il existe 5 puisards dans cette zone à l’extérieur du mur souterrain et Tepco cache les données de 2 d’entre eux.

Liens rapport Tepco  avec lieux de prélèvements et mesures


samedi 6 février 2016

Encore des contaminations mesurées à Tokyo

De la boue à plus de 0,5 μSv/h quartier Shibuya de Tokyo



Le 4 février 2016, un japonais a publié sur Twitter avoir relevé 0,51 μSv/h dans une accumulation de boue dans le quartier Shibuya de Tokyo.
C’est situé au 2-17-5 Jingu-mae, quartier Shibuya. L’endroit est dans un parking payant à caisse automatique. Il n’est pas interdit d’accès.


Ce n'est pas tant la dose, qui reste très faible, qui est inquiétante, mais la présence de contamination sur une grande partie du Japon.

Le lien vers twitter



samedi 30 janvier 2016

Un tableau de résultats très parlant

Les données de la NRA révèlent que la contamination de l’eau du robinet de Tokyo dépasse de 24 % celle de Fukushima



Selon la NRA (Nuclear Regulation Authority), la radioactivité en Cs 134/137 de l’eau du robinet de Tokyo dépasse de 24% celle de Fukushima.
Le rapport a été publié le 30 octobre 2015 sous le titre “Readings of radioactivity level in drinking water by prefecture” (= Relevés de radioactivité des eaux du robinet par préfecture) sur une période s’étendant de juillet à septembre 2015.
Selon ce rapport, les eaux potables de Fukushima n’auraient présenté que 0,0015 Bq/L de Cs 137. Le Cs 134 n’aurait soi-disant pas été détecté. De l’autre côté, ils auraient relevé 0,00036 Bq/L de Cs-134 et 0,0015 of Bq/L de Cs 137 dans les eaux potables de Tokyo.
Le Cs-134 provient de la catastrophe de Fukushima.
La NRA déclare que chaque résultat est basé sur les rapports des préfectures.
La préfecture de Fukushima ne précise pas pourquoi il n’ont pas relevé de Cs-134 dans leurs eaux potables.

Le tableau complet des résultats