Translate

dimanche 22 mai 2016

Suspension des travaux à Fukushima en prévision du G7

Tepco suspend le démantèlement de la centrale de Fukushima pendant le sommet du G7



Sur la photo, l'enlèvement de la grue


Tepco annonce qu’ils vont suspendre les travaux de démantèlement de la centrale de Fukushima pendant le sommet du G7. Tepco affirme que c’est pour réduire le risque mais ça prouve surtout que le pays entier est menacé pendant les travaux de démantèlement.
Le 42ème sommet du G7 se tiendra les 26 et 27 mai 2016 dans la préfecture de Mie.
La préfecture de Mie est située au centre du Japon. L’évènement se tiendra à plus de 500 km de la centrale nucléaire de Fukushima.
Mis à part le refroidissement des réacteurs dévastés, la filtration des eaux extrêmement radioactives et les patrouilles de surveillance, tous les travaux seront suspendus.
Le service des relations publiques de Tepco déclare qu’ils vont essayer de ne pas provoquer d’histoire inutile pendant le sommet du G7.
Tepco devrait aussi suspendre le démantèlement pendant les jeux olympiques de Tokyo.

Lien annonce Tepco

vendredi 15 avril 2016

Un bilan provisoire sur la catastrophe qui me paraît bien fait

 

Fukushima cinq ans après : quel impact sanitaire ?
  
David BOILLEY

 

Plutôt qu'un long discours, je vous invite à lire cette page

mercredi 13 avril 2016

L'attitude du Japon me choque

333 enfants sur 522 diagnostiqués pire que A2 à Kashiwa dans Chiba

 

 

et le lobby nucléaire est toujours aussi fort, la preuve :


Le 23 mars 2016, la municipalité de la ville de Kashiwa dans la préfecture de Chiba a déclaré que 333 enfants sur 522 ont été diagnostiqués entre A2 et C par leur examen de la thyroïde.
C’est le résultat des examens effectués entre le 1er juillet 2015 et le 29 février 2016. 306 enfants sont classés en A2 (kystes (< 5,1 mm) ou nodules (< 2,01 cm)), 11 sont classés en B (kystes > 5,1 mm) ou nodule (> 2,0 cm) et 16 en C (examens complémentaires requis).
La municipalité l’affirme et exige des examinés qu’ils reconnaissent que l’examen n’est pas fait pour évaluer les effets de la radioactivité sur la santé après le 11-3. En outre, les enfants déjà soignés pour problèmes thyroïdiens en ont été écartés.

Les résultats bruts :


Les liens :  
                  le journal de Kashiwa
         et      autre         


 On retrouve aussi des chiffres significatifs dans cet article belge sur les suites de Tchernobyl


mercredi 30 mars 2016

Un premier bilan sanitaire, très prudent

5 ans. Bilan sanitaire de la catastrophe de Fukushima. 

L’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW) et l’association Physicians for Social responsability (PSR)
ont publié le 9 mars 2016 un rapport intitulé « Vivre avec Fukushima depuis 5 ans»
Malgré les grandes difficultés à trouver des statistiques, bloquées par les politiques et le lobby nucléaire, je vous invite à lire un résumé de ce rapport ,  ce n'est pas mon domaine, mais on ne peut pas le passer sous silence.  
Le rapport complet est ici (en anglais) 

dimanche 27 mars 2016

Les réacteurs de Fukushima sont toujours en fusion

Toujours 650Bq/kg d’Iode 131 dans une station d’épuration de Fukushima



Stockage des boues de la station d'épuration de la ville de Fukushima


Le 26 février 2016 la préfecture de Fukushima avait déclaré qu’en janvier dernier, une forte radioactivité à l’iode 131 était relevée pendant 11 jours dans une station d’épuration.
Selon la préfecture de Fukushima, la station d’épuration est dans le district de Da-te de la préfecture.
Le record a été de 648,1 Bq/kg. Cette radioactivité a été relevée sans interruption du 21 au 31 janvier 2016. Les relevés de février ne sont pas encore publiés.
En même temps que l’Iode 131, la radioactivité en Cs 134/137 a aussi augmenté jusqu’à atteindre 111 Bq/kg le jour où l’I-131 atteignait son record.
Ces deux records ont été relevés environ une semaine après des pluies (57 mm), ce qui suggère fortement que les matières radioactives en cause ont été transportées par le vent puis soient retombées avec la pluie.

Lien rapport de la préfecture de Fukushima


mardi 15 mars 2016

Quelques prises de conscience, mais c'est encore insuffisant pour nos politiques qui ne bougent pas le petit doigt

«Il faut imaginer qu’un accident de type Fukushima puisse survenir en Europe» 

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Président de l'ASN...Pierre-Franck Chevet

Je vous invite à lire son interview dans "Libération

Je vous invite aussi à lire l'article de  Cécile Asanuma-Brice :
Cécile Asanuma-Brice réside au Japon depuis 2001. Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), actuellement adjointe au directeur du bureau CNRS Asie du nord, elle est chercheur associé au laboratoire CLERSE, univ. Lille 1 UMR 8019 et au centre de recherche de la Maison Franco-japonaise UMIFRE 19 (Tokyo). Ses recherches en sociologie urbaine axées sur les politiques publiques du logement se sont orientées, après l’accident nucléaire de Fukushima, vers les questions relatives à la gestion de la protection de la population.

 Photo : MORITA Takefumi, publiée par le journal Mainichi

 Elle fait le point, et c'est très éclairant, sur celui du traitement des déchets de la contamination des sols, voir la photo ci-dessus, sur les dissimulations et la manipulation des chiffres sur la santé des japonais et en particulier des enfants. Un chiffre parlant : 167 cas de cancer de la thyroïde sur 370.000 enfants contrôlés à Fukushima. Cela ne paraît pas beaucoup, mais les statistiques en milieu non contaminé, c'est 1 sur 1.000.000, chercher l'erreur.

L'article complet est ici

 

vendredi 11 mars 2016

Et toujours la langue de bois

Pour ce triste jour anniversaire, l'IRSN titre ce matin : 

 "Cinq ans après l'accident de Fukushima, le Japon poursuit les actions de reprise de contrôle de la centrale et de maîtrise des rejets radioactifs." Je croyais que c'était maîtrisé depuis fin 2011

Je reprend ci-dessous, le titre de Tepco de mars 2012 "les réacteurs peuvent être considérés comme en arrêt à froid ( moins de 100°C)", alors que l'IRSN émet quelques doutes :

Situation actuelle des installations juin 2012.  

Les réacteurs 1, 2 et 3 sont refroidis par injection permanente d’eau douce (débit inférieur à 10 m3/h). TEPCO a fait état, fin 2011, de l’atteinte d’une situation d’« arrêt à froid », terme impropre eu égard à l’état des réacteurs, correspondant à une température de l’eau dans les réacteurs inférieure à 100 °C. Ceci permet d’éviter la vaporisation de  l’eau et donc limite les rejets à l’environnement par les fuites du confinement. A cet égard, la température relevée actuellement par TEPCO aux points de mesure dans les réacteurs est comprise entre 30 et 60 °C. Par ailleurs, TEPCO a fourni des informations  sur le niveau d’eau dans les enceintes de confinement des réacteurs ; ce niveau d’eau serait  de 2, 0,6 et 5 mètres respectivement pour le réacteur 1, le réacteur 2 et le réacteur 3. En outre, une injection d’azote est effectuée dans les enceintes de confinement des réacteurs pour maintenir leur inertage et éviter ainsi tout risque de combustion d’hydrogène.

Deux interprétations, qui croire ? alors que la contamination des puits extérieurs augmentent sans arrêt, les rejets d'effluent fortement contaminé, continuent dans le Pacifique etc. etc.

D'autre part, 800 personnes sur les 70.000 évacuées de la zone interdite sont revenues, malgré la décontamination des sols.