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lundi 15 août 2016

La préfecture de Fukushima refuse la construction de sarcophages à la centrale nucléaire de Fukushima

Le 15 juillet 2016, la préfecture de Fukushima a refusé au METI (Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie) de construire un sarcophage autour de la centrale de Fukushima.



Le réacteur 3 après son explosion

 2 jours plus tôt, la Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation (= Corporation de facilitation du démantèlement et des indemnisations) a publié un nouveau plan de démantèlement pour la centrale de Fukushima. Dans ce nouveau plan, comme pour la centrale nucléaire de Tchernobyl, il est proposé de construire un sarcophage autour des bâtiments des réacteurs.
M. Uchibori, gouverneur de la préfecture de Fukushima l’a officiellement refusé au gouvernement japonais en lui demandant, au lieu de faire un sarcophage, de retirer les débris des combustibles nucléaires et de les mettre ailleurs que dans la centrale nucléaire de Fukushima.
Le gouverneur a déclaré que construire un sarcophage à Fukushima est “inacceptable”. La préfecture de Fukushima devrait alors abandonner l’idée de faire revenir ses habitants et ça contribuerait aussi à alimenter les “rumeurs malveillantes”.
M. Takagi, vice-ministre du METI et dirigeant du Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation s’est excusé, a affirmé n’avoir jamais envisagé de sarcophage et qu’il allait tâcher de terminer le retrait de tous les débris nucléaires de la centrale de Fukushima.


Article et traduction sont de Fukushima-Diary

Je pense que la situation de Fukushima et de Tchernobyl, est sensiblement différente : à Tchernobyl il y a très peu de fuite et la construction, de mon point de vue, n'était vraiment pas nécessaire, au moins dans la forme où il a été construit. Alors que les fuites des trois réacteurs de Fukushima sont encore massives.

samedi 13 août 2016

"Les vies sinistrées"

Cours extraits de la conférence de  Kurumi Sugita, chercheuse socio-anthropologue et présidente fondatrice de l’association « Nos Voisins Lointains 3.11 »

 Vous pouvez la lire ici

Le mensonge de l'état japonnais (ne croyez pas que ce serait différent chez nous) porte sur : 

- modification de la carte des zones interdites ;

- augmentation des doses pour les zones autorisées de 20 mSv/an ( c'est déjà beaucoup) à 50 mSv/an, en truquant les modes de calcul ;

 - mesures délégués aux habitants eux-même, comme cela l'état ne fera pas d'erreur ;

- modification des calculs des débits de doses ;

- des dépots de déchets un peu partout, là aussi entourés de sac de terre propre pour diminuer la dose à l'extérieur ;

- le seuil de recyclage de « déchet nucléaire » est de 100 Bq/kg. Cependant, le 30 juin 2016, le Ministère de l’environnement a officiellement décidé de pouvoir « réutiliser » les déchets au-dessous de 8000 Bq/kg ;

- le scandale d'incinérateur sauvage près des villages ;

- les procès contre Tepco, n'aboutissent pas ;

... et bien d'autres scandales


 

samedi 23 juillet 2016

Forme des rejets du césium pendant l'accident de mars 2011 (conférence de Yokohama juin-juillet 2016)

Les rejets de césium radioactif sous forme de microbilles de silice lors de l’accident de Fukushima-Daiichi de mars 2011 : extrait du rapport IRSN

 L’accident qui a eu lieu au Japon en mars 2011 a conduit à la fusion du cœur de trois réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi et à des rejets radioactifs importants dans l’environnement, notamment de césium radioactif.


Durant la conférence de géochimie Goldschmidt organisée du 26 juin au 1er juillet 2016 à Yokohama au Japon, des scientifiques japonais ont présenté des travaux faisant état de rejets de césium radioactif sous forme de microbilles de silice, confirmant une observation faite dès 2013.

L’IRSN publie aujourd’hui une note d’information qui examine les origines possibles des microbilles de silice contenant du césium radioactif rejetées lors de l’accident de Fukushima, leurs contributions aux rejets et dépôts dans l’environnement, et leur impact sanitaire.

Lire la note d’information de l’IRSN du 22 juillet 2016 : « Rejets de césium radioactif sous forme de microbilles de silice lors de l’accident de Fukushima-Daiichi » (pdf)

 

On notera la grande prudence des conclusions de l'IRSN :  il n'empêche que cette forme de contamination nouvelle, a un impact sanitaire, un de plus, qui est sous-estimé dans les évaluations actuelles.

lundi 4 juillet 2016

Le combustible fondu du réacteur 2

Tepco reconnaît que le combustible fondu s’est réparti en plusieurs endroits du réacteur 2



 images muons


Le 30 juin 2016, Tepco reconnaît que le combustible fondu s’est réparti en plusieurs endroits dans le réacteur 2.
Tepco a effectué une recherche en balayage aux muons avec le KEK (High Energy Accelerator Research Organization).
Tepco décrit les résultats de cette recherche en disant qu’il est hautement probable que la majeure partie des combustibles nucléaires fondus soient restés au fond du réacteur, à l’intérieur de ses structures. Ils ont aussi détecté une partie des combustibles fondus contre un mur du réacteur. Ceci signifie que le magma a éclaté en plusieurs morceaux, restés en différents endroits. Tepco ne précise pas le pourcentage de combustible fondu qu’ils ont pu détecter.
Tepco n’identifie pas non plus les endroits, donc on ne peut être certain que le combustible fondu soit entièrement resté dans l’enceinte pressurisée du réacteur ou en dehors dans l’enceinte de confinement principale.

Liens Newstimes
          Photos Tepco



lundi 27 juin 2016

Nouvelle fuite importante dans le stockage des effluents

Fuite de 7 millions de Bq de radioactivité β d’eaux contaminées à la centrale de Fukushima





Selon Tepco, le 26 juin 2016 de l’eau extrêmement radioactive a fuit d’une citerne de stockage.
La radioactivité β est dite de 96 000 000 Bq/m³. La radioactivité en Cs 134/137 est de 700 000 Bq/m³.
Tepco affirme que le volume de la fuite est de 72 L. Sur la base de leurs communiqué, il y a eu au moins 6 912 000 Bq de radioactivité β, dont du Sr 90, dans cette fuite.
Tepco affirme qu’aucune eau extrêmement radioactive n’est sortie de la zone de la citerne.
Le type de cette citerne est sans soudure, ce qui les rend vulnérables à ce type de fuite.
La durée de vie de ces citernes était affirmé être de 5 ans mais en 2013 Tepco a reconnu que cette affirmation est infondée.
Ces citernes ne conviennent pas pour le stockage des eaux extrêmement radioactives mais elles sont toujours en place.

Liens : annonce 1 Tepco 
            annonce 2 Tepco
            annonce 3 Tepco avec des valeurs
            annonce 4 Tepco
 


lundi 13 juin 2016

Tepco injecte du ciment à la place du mur congelé

Tepco va injecter du ciment à la place de l’eau dans le mur congelé





Le 2 juin 2016, Tepco a rapporté à la NRA (Nuclear Regulation Authority) qu’ils devaient injecter du ciment dans le mur “congelé” et la NRA l’a validé.
La faisabilité du projet de mur congelé était douteuse depuis bien avant sa réalisation. Au cours de la réunion de la NRA, Tepco a avoué que la température reste autour des 10°C en 4 endroits “de congélation” ce qui empêche toute amélioration permettant de stopper les eaux souterraines radioactives. L’opération de congélation est lancée et continue depuis plus de deux mois.
Ces 4 points sont situés entre les bâtiments des réacteurs et la mer. Le volume d’eau extrêmement radioactive devant être pompée n’a pas diminué malgré le mur congelé.
Tepco affirme que la température reste au-dessus de 0°C à cause de la vitesse élevée du flux des eaux souterraines. Ils injectent du ciment pour ralentir ces eaux.

Liens Tepco : les photos du chantier
                       le rapport


dimanche 12 juin 2016

La bêtise humaine n'a pas de limite

Le ministère de l’Environnement décide de réutiliser les sols contaminés pour les routes et le nivellement côtier dans tout le pays

 

Le 7 juin 2016, les experts du groupe d’étude du MOE (Ministry of the Environment) ont reconnu réutiliser les sacs de sols contaminés pour les travaux publics.
Ces sols contaminés proviennent de la décontamination. Pour être recyclables, leur radioactivité en Césium est supposée se situer entre 5 000 et 8 000 Bq/kg. Ils seront recyclés pour la construction et l’entretien des routes et des rivages de tout le Japon. Le gouvernement du Japon a raclé les sols contaminés et les disperse maintenant sur tout le pays.
Le ministère a prévu d’en faire une annonce officielle bientôt.
En mars dernier, le MOE affirmait qu’ils allaient réduire le niveau de radioactivité grâce à une technique dont ils ne disposaient pas encore. Il n’est pas du tout précisé s’ils ont développé cette technique à présent.

Le lien info

Mise à jour le 26 juin 

Quand je vous disais que la bêtise humaine n'a pas de limite ...

La France toujours au avant poste pour promouvoir le nucléaire
L’ambassade de France au Japon a organisé un dîner à base de produits de Fukushima : lire l'article