Pour le suivi des travaux de démantèlement des 4 unités, l'accès par le site de Tepco est correct, il est accessible à cette adresse :
https://www.tepco.co.jp/en/hd/decommission/progress/about/index-e.html
Pour le suivi des travaux de démantèlement des 4 unités, l'accès par le site de Tepco est correct, il est accessible à cette adresse :
https://www.tepco.co.jp/en/hd/decommission/progress/about/index-e.html
Nouvelle investigation dans le réacteur n° 1 de Fukushima Daiichi : découverte d’un trou :
Treize ans après le début de la catastrophe nucléaire, Tepco n’a pas encore retiré un seul gramme des 880 tonnes de corium gisant au fond des réacteurs. C’est dire si la tâche est difficile, voire insurmontable dans les délais fixés à 40 ans.
Lors de la dernière investigation, Tepco a découvert un trou mais il n’en fait pas mention dans son rapport. Essayons d’y voir plus clair avec cette nouvelle visite à l'intérieur du BR1.
La dernière investigation en date est celle réalisée du 28 février au 14 mars 2024 dans l’enceinte de confinement du réacteur n° 1. Tepco a diffusé des photos prises par le robot introduit dans l’enceinte.
Pour lire l'article complet, c'est ici
L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi (nord-est du Japon) a annoncé ce mercredi 24 avril que le rejet en mer de l’eau traitée de la centrale a été interrompu.
Lire l'article complet dans Ouest-France
Les premiers essais consistant à récupérer quelques grammes de corium – ce mélange très irradiant de combustible nucléaire fondu et de débris – étaient initialement prévus pour 2021, juste avant le dixième anniversaire dans le réacteur n°2. La covid avait été invoquée lors du premier report. Cette fois-ci, l’essai devait se faire avant la fin de l’année fiscale qui se termine le 31 mars prochain. Ce ne sera pas avant l’automne 2024. Le bras du robot prévu ne serait pas assez précis. Un autre robot va donc être testé.
La reprise du corium est le plus grand défi auquel fait face le Japon car la technologie reste à développer. Sur la figure ci-dessous, reprise du site internet du ministère de l’économie (METI) du Japon, on voit une photo du bras articulé du robot en cours de test à Naraha et un schéma avec son installation prévue sur le réacteur n°2 (cliquer pour élargir).
Lire l'article complet.
Le 11 janvier 2024,
En charge de la campagne d’« information » gouvernementale, le publicitaire Dentsu, un des leaders mondiaux, avait représenté le tritium – radioélément non filtré dominant la contamination résiduelle – sous la forme d’un petit poisson inoffensif.
Ce mépris des populations se traduit aussi par la défiance persistante des autorités japonaises envers les laboratoires citoyens créés après la catastrophe. Ils ont pourtant joué un rôle primordial pour aider les personnes affectées par les retombées radioactives.
Lire l'article complet
L’accumulation d’eau contaminée est l’un des problèmes majeurs auxquels doit faire face TEPCo à sa centrale de Fukushima daï-ichi. Après des années de tergiversations, de communication arrogante, de promesses intenables, le gouvernement japonais a donné son feu vert au début des opérations de rejet en mer de l’eau contaminée traitée par la station ALPS. Le principe avait déjà été acté en 2021. Le rejet débutera le 24 août 2023 à 13h heure locale.
Ci-dessous, une vue du site avec une petite partie des réservoirs
Initialement, TEPCo voulait simplement diluer cette eau “mal-traitée” qui ne satisfaisait pas aux autorisations de rejet. Face au tollé, elle a dû s’engager à retraiter cette eau autant qu’il le faudra. Ainsi, l’eau qui sera rejetée à partir du 24 août est conforme, sauf pour le tritium.
Le tritium est de l’hydrogène radioactif qui entre directement dans la composition de la molécule d’eau. Il est donc très complexe à filtrer car il faut séparer de l’eau tritiée de l’eau non tritiée. Le stock total de tritium dans les cuves dépasse largement l’autorisation de rejet annuelle (22 TBq) de la centrale et le rejet sera donc étalé sur une trentaine d’années afin de ne pas dépasser cette limite.
Décidemment, la catastrophe de Fukushima n’en finit pas. Après les explosions des unités 1, 2, 3 et 4 en 2011, la pollution majeure générée au Japon et dans le Pacifique, le déplacement de 160 000 habitants, la menace d’effondrement de la piscine du réacteur 4 de 2011 à 2014, la détection de centaines de cancers de la thyroïde chez les enfants de Fukushima, la menace d’effondrement de la piscine du réacteur 3 jusqu’en 2021, c’est au tour du réacteur 1 de faire parler de lui en constituant une nouvelle menace majeure : la cuve pourrait s’effondrer à cause d’un tremblement de terre en remettant en cause le démantèlement et surtout en risquant de provoquer une nouvelle pollution atmosphérique. Petit historique et état actuel.
L'article complet est à lire ici
Le bilan n'est pas terrible :
L’ACRO a effectué un suivi de la catastrophe de Fukushima et de ses conséquences pendant 11 ans de façon entièrement bénévole. Ce travail s’est arrêté au printemps 2022. Mais, suite à une demande de conférence sur le sujet, voici les dernières données disponibles concernant les cancers de la thyroïde chez les jeunes de la province de Fukushima.
Les dernières données officielles ont été mises en ligne en mars 2023, suite à la 47ème réunion du comité de suivi. Une traduction non-officielle en anglais est disponible ici. Pour rappel, nous avions publié, en 2021, à l’occasion du dixième anniversaire de la catastrophe, une revue de littérature scientifique sur le sujet.
Rappelons que tous les jeunes de Fukushima, qui avaient moins de 18 ans lors de la catastrophe nucléaire ou qui étaient encore dans le ventre de leur mère (nés entre le 2 avril 1992 et le 1er avril 2012), peuvent bénéficier d’un dépistage tous les deux ans par échographie. Même si le taux de participation baisse, certains en sont à leur 5ème examen médical. Après 20 ans, le dépistage suivant se fait à l’âge de 25 ans.
Le tableau ci-dessous synthétise les données issues du dépistage officiel qui sont ici en japonais. Elles sont datées du 30 septembre 2022 pour les dépistages les plus récents (5ème campagne et plus de 25 ans). Comme le taux de dépistage diminue au fur et à mesure des campagnes, le nombre de cas réel est forcément plus élevé. De plus, les cas de cancer détectés en dehors du programme de suivi ne sont pas pris en compte, même si l’intervention chirurgicale a eu lieu à l’université de médecine de Fukushima, en charge du suivi… Enfin, le dépistage gouvernemental n’a lieu que dans la province de Fukushima alors que les provinces voisines ont aussi été touchées par les retombées radioactives. Les cas de cancer de la thyroïde qui pourraient y apparaître échappent aussi aux données officielles.
Un long article, en anglais sur le stockage des déchets.
Dans la préfecture de Fukushima, de grandes quantités de terre et de déchets ont été générées par les travaux de décontamination hors site.
L'ISF est nécessaire pour gérer et stocker les sols et les déchets susmentionnés, ainsi que les déchets spécifiques (> 100 000 Bq/kg) de manière intensive et sûre jusqu'à leur élimination finale.
Le volume total est actuellement estimé à environ 14 millions de m3, avec une révision ultérieure reflétant les circonstances réelles.
Vous pouvez lire l'article ici. http://josen.env.go.jp/en/storage/
La nouvelle visite d’une délégation de l’AIEA, du 14 au 18 février, a été fortement médiatisée car elle fait partie de la stratégie des autorités pour faire accepter le rejet dans l’océan de l’eau traitée qui est accumulée dans des cuves à la centrale de Fukushima daï-ichi. Elle est composée de 15 membres, dont des représentants de la Corée et de la Chine.
TEPCo a mis en ligne des photos et une vidéo de la visite sans aucun intérêt, avec quelques explications. En amont, elle a aussi mis en ligne une brochure en plusieurs langues qui explique son étude d’impact des rejets prévus. Le gouvernement, quant à lui, a annoncé, selon l’Asahi, vouloir accroître sa surveillance de l’environnement en faisant passer le nombre de points de prélèvement d’une douzaine à une cinquantaine. Ils seront situés, pour la plupart, à moins de 10 km de l’émissaire. La fréquence, trimestrielle, devrait être augmentée, une fois les rejets commencés. Mais le gouvernement ne parle que de contrôle du tritium alors qu’il y a tous les autres radioéléments, qui ont été mal filtrés ou le carbone-14, qui n’est pas filtré. Il n’évoque pas non plus de contrôles indépendants. Tant que les autorités rabaisseront le sujet à un problème d’image, elles ne répondrons jamais aux préoccupations des personnes concernées.
Les autorités ne répondent pas non plus au fait que, malgré les rejets, l’eau devrait continuer à s’accumuler, comme nous l’avons déjà expliqué, à un rythme moins soutenu et qu’il faudra donc trouver de la place supplémentaire.
Lire l'article complet ici.
A priori pas de dégâts, mais quelques alertes, Tepco a écrit dans un tweet :
"La société Tokyo Electric Power Company a déclaré qu'aucune anomalie n'avait été constatée jeudi à 4 h 30 du matin à sa centrale nucléaire Fukushima Daiichi paralysée par un séisme en mer.
TEPCO n'a observé aucun changement dans les mesures des postes de surveillance de la radioactivité et des moniteurs de poussière radioactive dans l'enceinte de la centrale après le séisme de magnitude 7,4 qui a frappé le nord-est du Japon mercredi soir.
La compagnie d'électricité a déclaré que le niveau d'eau avait temporairement baissé dans le réservoir relié à la piscine de stockage du combustible usé du réacteur n° 2. Elle a indiqué qu'elle prévoyait de commencer les travaux de récupération après avoir confirmé la cause de la baisse du niveau d'eau.
La pompe qui envoie l'eau vers la piscine de stockage du combustible usé du réacteur n° 5 s'est arrêtée automatiquement, mais a repris son fonctionnement avant 4 h 30.
La société a également déclaré que des alarmes incendie ont été activées dans le bâtiment de la turbine du réacteur n° 5, mais elle a confirmé par la suite qu'il n'y avait pas d'incendie.
TEPCO a également indiqué que les pompes à eau des piscines de stockage du combustible usé de la centrale de Fukushima Daiichi se sont brièvement arrêtées de fonctionner, mais ont rapidement repris leur activité."
Le dernier bilan du Ministère de l’industrie sur l’avancée des travaux à la centrale de Fukushima daï-ichi date de fin 2020 et a été mis en ligne en anglais il y a un an et consultable ici
Ci-dessous le schéma du réacteur 2 et entouré en rouge la forte contamination de la dalle qui va sérieusement compliquer le démantèlement
Au départ, le groupe concerné comprenait environ 368 000 individus. Les premières années, on a tout de même réussi à examiner quelque 300 000 d’entre eux. Après la première série de dépistage (2011-2014), le suivi de dépistage de ces enfants a eu lieu ensuite tous les deux ans. La seconde enquête est déjà terminée, la troisième tire à sa fin ; la quatrième dure déjà depuis 2018 et depuis 2020, nous sommes dans la cinquième.
Message à toutes les personnes dans le monde qui continuent de se préoccuper du sort des habitants de Fukushima
Le message est sur le blog "Nos voisins lointains 3.11" à lire ici
ou vous pouvez, si vous préférez le télécharger ici
Le saviez-vous ? L’information a été largement diffusée au Japon à l’automne 2020 : les inspecteurs de la NRA (l’Autorité de sûreté nucléaire du Japon) ont relevé des débits de dose de 10 Sievert/heure au-dessus des dalles fermant les enceintes de confinement des réacteurs 2 et 3. Cette dose est létale en une heure. Autant dire que les opérations de démantèlement sont reportées à la Saint-Glinglin. La NRA a également évalué le césium contenu dans ces dalles qui sont constituées de plusieurs parties : 20 à 40 pétabecquerels de césium 137 dans le bouclier du réacteur n°2 et autour de 30 pétabecquerels pour celui du réacteur n°3.
Je vous invite à lire l'article complet sur le blog de Fukushima
Des particules contenant du césium radioactif (134+137Cs) ont été libérées des réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (FDNPP) lors de la catastrophe nucléaire de 2011. Les petites particules (de taille micrométrique) (connues sous le nom de CsMPs) ont été largement distribuées, atteignant jusqu'à Tokyo. Les CsMPs ont fait l'objet de nombreuses études ces dernières années. Cependant, il est récemment apparu que des particules plus grosses (>300 micromètres) contenant du Cs, avec des niveaux d'activité beaucoup plus élevés (~ 105 Bq), ont également été libérées de l'unité de réacteur 1 qui a subi une explosion d'hydrogène. Ces particules se sont déposées dans une zone étroite qui s'étend sur environ 8 km au nord-nord-ouest du site du réacteur. À ce jour, on sait peu de choses sur la composition de ces particules plus grosses et sur leurs impacts potentiels sur l'environnement et la santé humaine.
Pour lire l'article entier, c'est ici
Le retrait avait débuté en avril 2019, alors que le planning initial prévoyait fin 2014. A la fin, les opérateurs travaillaient jour et nuit.
Le robot au travail, photo Tepco
Lire l'article complet
C’est une bonne nouvelle car les combustibles sont désormais dans une piscine au niveau du sol qui risque moins d’être endommagée en cas d’agression extérieure que la piscine des réacteurs perchée dans un bâtiment endommagé.
Il vous suffit de cliquer Les conséquences médicales et écologiques ...
Merci à Pierre Fetet et n’hésitez pas à partager cette annonce dans vos réseaux !