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samedi 12 août 2017

Des travaux sur le réacteur numéro 3

Ces dernières semaines, Tepco a concentré ses efforts sur le réacteur 3. Il a donné les résultats des images obtenues avec les muons, publié les photos et vidéos des investigations à l’intérieur de l’enceinte de confinement, et commencé à construire une couverture au bâtiment.


Fond du réacteur 3


  Après les prospections des bâtiments et des enceintes de confinement du réacteur 1 et du réacteur 2, Tepco a continué ses investigations dans le réacteur 3 du 19 au 22 juillet. Un petit robot submersible relié par un fil a été envoyé sous la cuve du réacteur. A l’intérieur, on ne reconnaît pas grand-chose, il semble qu’il y ait eu plus de dégâts que dans les autres réacteurs.


Lire l'article complet sur le blog de Fukushima

dimanche 23 juillet 2017

Un robot pourrait avoir trouvé du combustible nucléaire fondu dans le réacteur numéro 3

Un robot a repéré pour la première fois ce qui pourrait être du combustible nucléaire fondu dans le réacteur 3 de la centrale japonaise accidentée de Fukushima, a indiqué aujourd'hui l'exploitant.


photo © HANDOUT - AFP

Lors de trois jours d'inspection par un robot sous-marin, de grandes quantités de résidus et dépôts solidifiés ont été repérées dans l'enceinte de confinement primaire du réacteur 3 de la centrale, a indiqué l'exploitant, Tokyo Electric Power Co (Tepco).
"Il y a une forte probabilité que ces amas solidifiés soient un mélange de métal fondu et de combustible" nucléaire, a déclaré un porte-parole de Tepco, précisant que la compagnie allait procéder à des analyses supplémentaires des images.
Les investigations du robot sous-marin, un engin télécommandé de 30 centimètres de long et 13 de large, étanche et muni d'une caméra, ont pris fin samedi, a précisé le porte-parole.
Tepco a indiqué que ces images sont "très probablement" la première observation de combustible fondu dans la centrale depuis le tsunami qui a frappé le 11 mars 2011 la côte nord-est du Japon.

 Info de RTBF Info : lire l'article
Autre article avec une vidéo
Autre article 
 

vendredi 14 juillet 2017

Les japonais sont tombés sur la tête, après les déchets solides, les effluents tritiés

De toute façon, rien ne les arrêtera et dîtes vous bien que la France ferait la même chose devant l'ampleur des difficultés, si par malheur nous avons un accident.


L'exploitant de la centrale nucléaire japonaise Fukushima, l'entreprise Tepco, va déverser l'eau contaminée par du tritium, un isotope radioactif de l'hydrogène, dans l'océan Pacifique, rapportent vendredi différents médias japonais.
"La décision a été prise", confirme Takashi Kawamura, nouveau président de Tepco, à l'agence de presse japonaise Kyodo.
L'eau contaminée subsiste un problème pour la centrale nucléaire, frappée le 11 mars 2011 par un tremblement de terre suivi d'un tsunami. Trois des six réacteurs sont continuellement arrosés d'eau pour les refroidir.
L'eau ainsi contaminée est ensuite traitée, grâce à un processus censé supprimer 62 différents types de matières radioactives, à l'exception du tritium.
 La population locale inquiète
Cette substance radioactive empêche ainsi la mise hors service de la centrale, quelque 777.000 tonnes d'eau contaminée par le tritium étant stockées dans environ 580 réservoirs.
Shunichi Tanaka, président de l'autorité de la régulation nucléaire au Japon, a exhorté l'opérateur de déverser l'eau dans l'océan. Le tritium, présent en petites quantités, ne présenterait en effet que peu de risques.
Mais la population locale, et surtout les pêcheurs, s'inquiète de cette mesure. L'absence de communication aux riverains a notamment été déplorée.

vendredi 7 juillet 2017

Les ennuis pour la planète continuent

Le Japon a annoncé son intention de déverser 920 000 tonnes de déchets nucléaires de Fukushima dans l'océan Pacifique, en disant qu'ils ne peuvent plus contenir les déchets sur terre.



Comment voulez-vous qu'il en soit autrement ? Il n'y a que mensonges.

Lire l'article complet (en anglais)

samedi 24 juin 2017

Du nouveau sur le réacteur numéro 1

De novembre 2016 à février 2017, Tepco a mené diverses inspections robotisées dans le bâtiment réacteur 1 de Fukushima Daiichi visant à examiner l’enceinte de confinement et à contrôler l’état de la piscine de combustible où 67 tonnes de combustible nucléaire y sont encore coincées (292 assemblages de combustible usé et 100 assemblages de combustible neuf). 

État actuel du réacteur n°1

 Les médias français n’ont pas relevé cette information qui aurait pourtant fait la une de l’actualité en 2011. La raison en est peut-être que le document est resté à un niveau plutôt confidentiel : Tepco n’a fait aucune publicité de son rapport daté du 30 mars 2017 et s’est bien abstenu de le diffuser en anglais. Une autre raison, plus évidente en France, est qu’il n’est pas politiquement correct de montrer des images d’un couvercle en béton effondré dans un puits de cuve de réacteur atomique alors que le lobby nucléaire hexagonal n’a qu’un seul souhait : démarrer l’EPR de Flamanville malgré ses défauts de conception.

Pour lire l'article complet sur le blog de Fukushima

mercredi 21 juin 2017

Pas de nouvelle du Japon ?

Cela ne veut pas dire que tout va bien.

Au contraire, la poursuite des examens médicaux de la thyroïde pour les jeunes montre que le nombre de cancer augmente toujours.
Poursuite également des abus des sociétés de décontamination, les villages sont obligés de porter plainte pour recevoir leur argent etc.
Il y a des articles en japonais, mais si je ne trouve pas la traduction, je ne peux vous en faire part.

jeudi 8 juin 2017

Des nouvelles de Fukushima pour ne pas oublier

Des nouvelles du Japon :

Fonzy nous envoie son septième témoignage. Plus de 6 ans après la catastrophe nucléaire, on ne parle plus guère de Fukushima au Japon. L’accident est voulu par le pays comme un évènement du passé dont les conséquences seraient négligeables. Pourtant, il est encore bien présent pour les personnes évacuées à qui l’on supprime les indemnités et pour les enfants qui subissent les effets de la radioactivité dans la préfecture de Fukushima. Les derniers chiffres officiels annoncent 152 personnes atteintes d’un cancer de la thyroïde, ce qui est bien plus que le nombre attendu dans la population en temps normal. Loin des problèmes locaux de Fukushima, Fonzy nous parle de son ressenti et remarque certains changements dans son environnement.

 Fleur de bambou à Yokohama en juin 2017 (photo publiée dans le quotidien Asahi)

 Je vous invite à lire l'article de Fonzy ici, sur le blog de Fukushima.

mercredi 24 mai 2017

Cela nous pend au nez comme chez les japonais

 Les voyous sautent toujours sur les occasions, il faut être vigilant :

 Arnaque à la décontamination sur la commune de Fukushima.

Selon le Maïnichi, la décontamination d’un mètre carré de forêt coûte environ 500 yens (4€). C’est dix fois plus (5 100 yens/m2) si c’est une forêt de bambous, car il faut couper les arbres avant de décontaminer.
Selon la commune de Fukushima, la compagnie Zerutech Tôhoku, qui faisait les travaux au troisième niveau de sous-traitance, a falsifié les rapports de décontamination pour obtenir plus d’argent en joignant des photos de bambous coupés. Pour ce faire, des troncs de bambous auraient été apportés sur place afin de faire des photos.

 Une autre photo, sur laquelle on voit un travailleur déplaçant un tronc, a été utilisée à plusieurs reprises.

Selon l’Asahi, la compagnie aurait ainsi extorqué 10 millions de yens (80 000€).
C’est un consortium de trois compagnies basées à Fukushima – Hikari Construction, Komata Construction et Noko Kensetsu – qui a obtenu le marché public de décontaminer 185 000 m2 de forêt située à moins de 20 m des habitations et terrains agricoles dans la commune de Fukushima. Les travaux ont eu lieu entre septembre 2014 et mars 2016, pour un coût total de 620 millions de yens (5 millions d’euros).
C’est un lanceur d’alerte qui a, en novembre 2016, informé la commune de Fukushima  qui a mené ses propres investigations sur 3 500 m2 de forêt. Il est apparu que 2 500 m2 déclarés comme forêt de bambous ne l’étaient pas. La commune s’est retournée vers le consortium et envisage de porter plainte, mais la compagnie sous-traitante mise en cause n’existe plus depuis mars 2017. Le consortium s’est engagé à rembourser les sommes extorquées.
Selon le Japan Times, un habitant de Fukushima a porté plainte pour que la ville agisse. Il critique le fait qu’elle n’ait pas pu contrôler l’utilisation d’argent public et qu’elle tarde à agir.

Merci à l'ACROnique de Fukushima

 

samedi 29 avril 2017

Le retour des populations en zone contaminée me préoccupe vraiment

Retour de la population dans la radioactivité

Pourquoi, 18 mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les Japonais ont-ils mis au pouvoir Shinzo Abe, pronucléaire notable ? Sans doute grâce au mensonge politique, mais aussi à cause de la complexité du monde. En France, c’est le même problème, les Français sont majoritairement pour la sortie du nucléaire mais ils vont élire un ou une pronucléaire. Avec une industrie atomique en faillite, une sécurité des installations au rabais et une probabilité d’accident nucléaire qui augmente, l’avenir paraît bien sombre. Au Japon, le mensonge organisé permet à présent au gouvernement de demander à la population évacuée en 2011 de revenir vivre dans des terres contaminées. 
Les articles du site Nos Voisins Lointains 3.11 rapportent le travail d’une association qui édite des cartes de mesures de la radioactivité. Le constat est alarmant. Ce ne sera pas différent pour les prochains pays qui auront à subir une catastrophe nucléaire.



Voici la carte de la contamination du sol téléchargée sur leur page Facebook le 15 avril.
Elle a dû être légendée par 7 échelles car la contamination est si élevée que les échelles habituellement utilisées n'y suffisaient pas ! C'est une violation des droits de l'homme que d'autoriser les gens à vivre sur de tels sols !

 La suite de l'article est à lire ici et entre autre le discours de Taro Yamamoto très explicite


samedi 22 avril 2017

Voilà ce qui nous attends en cas d'accident nucléaire en France

Pour le ministre de la reconstruction japonais les « auto-évacués » sont responsables de leur sort.

Harcelé de questions à propos des « auto-évacués », ou « évacués volontaires » qui viennent de perdre leur aide au logement, le ministre de la reconstruction, Masahiro Imamura, s’est mis en colère et a chassé un journaliste lors d’une conférence de presse : « sortez et ne revenez jamais ». Les japonisants peuvent regarder cette vidéo par exemple qui montre l’extrait de la conférence de presse du 4 avril dernier.
Au 31 mars, 26 000 « auto-évacués », qui ont quitté leur domicile à cause de la pollution radioactive sans en avoir reçu l’ordre, ont perdu la seule aide qui leur restait, à savoir un logement gratuit. Durant la conférence de presse, le ministre a expliqué que les « auto-évacués » étaient responsables de leur décision quant à leur retour ou leur relogement. Et que si la politique gouvernementale ne leur plaisait pas, ils pouvaient porter plainte. Ils étaient beaucoup plus nombreux au début de la catastrophe nucléaire.
Le ministre s’est ensuite excusé de s’être emporté, mais a expliqué qu’il maintenait ses propos, qui étaient un « fait objectif ». C’est, en tout cas, conforme à la politique gouvernementale, pour qui la pollution est sans danger et qu’il n’y a que des « rumeurs néfastes ».
L’opposition a immédiatement demandé la démission du ministre de la reconstruction, qui veut rester à son poste. Des évacués sont en colère. Certains ont rappelé que la justice vient de condamner l’Etat et TEPCo pour négligences. Le lendemain de la conférence de presse, une vingtaine d’entre eux ont manifesté devant le ministère pour demander la démission du ministre.
Le premier ministre a maintenu son ministre de la reconstruction qui a dû s’excuser à nouveau : « je regrette d’avoir donné l’impression que les évacués sont responsables de leur retour alors qu’ils sont déplacés à cause de la catastrophe nucléaire et je présente mes excuses ». Le 7 avril, il a aussi dit regretter « l’incompréhension » et retirer sa remarque. Tout le monde avait bien compris ! Et dès le lendemain, le premier ministre Abe s’est rendu à Fukushima avec le ministre de la reconstruction pour lui affirmer son soutien. Il a dit soutenir la lutte de Fukushima contre les « rumeurs néfastes »… Son discours est toujours aussi creux car sa seule préoccupation, c’est la reconquête, par les populations.
Cet épisode montre, une fois de plus, le décalage entre la politique gouvernementale et les besoins des populations affectées par les retombées radioactives. Rappelons que la limite d’évacuation fixée par le gouvernement est la moins protectrice des recommandations internationale : 20 mSv/an correspond à la limite pour les travailleurs et elle est appliquée aux enfants les plus jeunes, qui sont plus sensibles aux radiations. Il est donc légitime que des familles n’acceptent pas cette politique et les enfants doivent être mieux protégés.
Ce même ministre s’était illustré, en janvier dernier, en comparant la reconquête des territoires contaminés à un marathon, ajoutant que 30 km avaient déjà été parcourus. Ces propos avaient déjà provoqué l’ire des élus locaux et des habitants car certains territoires n’ont même pas franchi la ligne de départ.
En mars, il a affirmé, sur une chaine de télévision qu’il était « facile de quitter sa maison et qu’il espérant que les évacués vont montrer leur volonté de rentrer et de rester ». Peu sont rentrés pour le moment.

Merci à l'ACROnique de Fukushima pour cet article

samedi 11 mars 2017

Retour forcé de la population

L'obstination de la reconquête

c'est le titre d'un article de l'ACRO et je suis d'accord avec ce point de vue.


Des centaines de sacs de terre contaminée à travers la zone

 
Masahiro Imamura, le ministre japonais de la reconstruction, a récemment comparé à un marathon la reconquête des territoires contaminés par l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi en mars 2011, en précisant que « la reconstruction en est au trentième kilomètre ». Cela a provoqué l’ire des personnes concernées et des élus locaux qui ne voient pas le bout du tunnel. Le gouverneur de la province a tenu à rappeler que certaines zones évacuées n’ont même pas franchi la ligne de départ (source).
Cet épisode montre le fossé existant entre la perception du gouvernement central, qui voudrait tourner rapidement la page, et la réalité sur place. Lire la suite
Le plus terrible, c'est que les habitants qui ne reviendront pas ne seront plus indemnisés, un scandale. Pour les papys pas de problème, mais faire revenir des enfants dans ces zones est criminel.
 

samedi 4 mars 2017

Chiffres clés sur la catastrophe avant le 6ème anniversaire

A l’approche du sixième anniversaire de la catastrophe, voici quelques chiffres clé tels qu’ils apparaissent dans les médias et les sites officiels. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de leur apparition.

 

carte 2015

Je vous invite à lire l'article très complet de l'ACROnique de Fukushima, cela remet bien les choses en place, malgré l'omerta des autorités.

lundi 20 février 2017

Le robot scorpion est tombé en panne avant d’avoir atteint son objectif

TEPCo a envoyé le robot sasori (scorpion) dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2


Le robot au départ de la mission

 selon la télévision publique NHK, il s’est arrêté d’avancer avant d’avoir pu atteindre son objectif situé sous la cuve. La compagnie a coupé le câble de transmission et a abandonné le robot sur place vers 15h. Il avait été inséré un peu avant 8h.
TEPCo a mis en ligne quelques images et une vidéo, ainsi que quelques explications techniques en anglais où il est fait mention d’une dose de 210 Sv/h, qui létale en peu de temps. La vidéo montre d’abord des tests de déplacement sur du gravier avant de montrer des images de l’enceinte et du robot qui mettent en évidence la difficulté de la tâche à accomplir.
 
Liens Tepco vers la vidéo 
                     explications techniques
Lien télévision NHK
 

mercredi 15 février 2017

Suite des explications sur le chemin du corium

Des analyses et explications des dernières images sur le réacteur 2 : un très gros travail, à lire absolument.



Ci-dessus, les restes du système des barres de contrôle

Toutes les informations sur le blog de Fukushima

Un grand merci à Pierre Fetet pour son travail.

mardi 14 février 2017

Fukushima la fusion ne fait que continuer

Traduction d'Helen Caldicott d’un article paru le 13/02/2017 dans Independant Australia. 


suite des images du réacteur 2 et du corium


Le Dr Helen Caldicott explique les photos (ci-dessus) prises par les robots des réacteurs nucléaires de Fukushima Daichii : les niveaux de radiation n’ont pas culminé, mais ont continué de répandre des déchets toxiques dans l’Océan Pacifique, mais c’est seulement maintenant que les dégâts ont été photographiés.
"Le récent rapport sur des mesures de radiations énormes dans l’Unité 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daichii ne signifie pas qu’il y a un sommet des radiations dans le bâtiment du réacteur. Tout ce qu’il indique, c’est que, pour la première fois, les Japonais ont été capables de mesurer l’intensité des radiations délivrées par le combustible en fusion, alors que chaque tentative précédente avait été un échec parce que la radiation est tellement intense que les composants du robot ont été fonctionnellement détruits.
La mesure est de 530 sieverts, soit 53 000 rems (Roentgen Equivalent for Man). La dose à laquelle la moitié de la population exposée mourrait est de 250 à 500 rems, donc c’est une mesure massive. Il est fort probable que si le robot avait pu pénétrer plus profondément à l’intérieur de la cavité, la mesure aurait été bien plus grande.
Ces faits illustrent pourquoi il sera à peu près impossible de "démanteler" les unités 1, 2, 3 car nul humain ne pourra jamais être exposé à une radiation aussi intense. Ce fait signifie que Fukushima Daichi demeure une tache diabolique sur le Japon et sur le monde pour le reste de l’histoire de l’humanité, situé comme il est sur des zones actives de tremblements de terre.
Ce que les photos prises par le robot révèlent, c’est que quelques-uns des soutiens structurels de l’Unité 2 ont été endommagés. Il est vrai aussi que les quatre bâtiments avaient été structurellement endommagés par le tremblement de terre initial il y a plus de cinq ans et par les explosions d’hydrogène consécutives, aussi s’il y avait un tremblement de terre supérieur à 7 sur l’échelle de Richter, il est très possible qu’une ou plus de ces structures s’effondre ; conduisant à une émission massive de radiations si le bâtiment s’effondre sur le cœur en fusion en dessous.
Mais les Unités 1, 2 et 3 contiennent aussi les piscines de refroidissement avec des barres de combustible extrêmement radioactif - 392 dans l’Unité 1, 615 dans l’Unité 2, 566 dans l’Unité 3 ; si un tremblement de terre venait à faire une brèche dans une piscine, le rayonnement gamma serait tellement intense que le site devrait être évacué définitivement. Le combustible de l’Unité 4 et des piscines de refroidissement a été enlevé.
Mais il y a plus à craindre. Lire la suite


vendredi 3 février 2017

Nouvelles images et mesures records de radiation dans le réacteur numéro 2

Réacteur n°2 : nouvelles images et niveau de radiation record

 
dépôts de corium et trou ? 

Tepco a pris de nouvelles images de l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur n°2 à l’aide d’une caméra fixée au bout d’un tuyau qui viennent compléter celles du 30 janvier dernier :
  • Un premier assemblage de photos montre que la grille métallique de la plateforme située sous la cuve du réacteur est percée. Le trou, d’un mètre de diamètre environ, a probablement été percé par le corium en fusion qui s’écoulait de la cuve.
  • Le second assemblage de photos montre des dépôts qui pourraient être du corium durci.
Selon les médias japonais, des débits de dose record ont été estimés pat TEPCO à l’intérieur de l’enceinte de confinement : jusqu’à 530 Sv/h. Cela fait 530 000 mSv/h à comparer à la limite de 20 mSv par AN des travailleurs. Le démantèlement va être excessivement complexe à mettre en œuvre.

 Liens Tepco vers les photos

mardi 31 janvier 2017

Du combustible fondu sous le réacteur 2

Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima, au Japon, a découvert ce qui pourrait bien être des débris de combustible nucléaire au-dessous du réacteur n°2, l’un des trois qui avaient fondu lors de la catastrophe de mars 2011.

 
Barres d'uranium fondues ont peut être été retrouvées sous le réacteur num 2
 Pre-investigation results of the area inside the pedestal for the Unit 2 Primary Containment Vessel investigation at Fukushima Daiichi Nuclear Power Station

Des barres d’uranium fondues, hautement radioactives, sous le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon… Si cette découverte était confirmée, elle marquerait un progrès de taille dans les efforts d’assainissement du site de la centrale dévastée, après des années d’errements, de retards et de rejet d’eau radioactive dans le Pacifique.
Elle pourrait notamment conduire Tepco à mettre au point des méthodes pour extraire ce dangereux combustible.

Un amas noir de matériaux

Tepco a détecté un amas noir de matériaux, directement sous le réacteur n°2, au cours d’une inspection par caméra menée lundi matin, mais il ne peut pour l’instant confirmer de quoi il s’agit, a déclaré ce lundi la chaîne de télévision publique japonaise NHK.
L’entreprise donnera des précisions lors d’une conférence de presse prévue ce lundi 30 janvier aux alentours de 09 h 30 GMT.
Tepco a progressé en retirant plusieurs centaines de barres de combustible usagé de l’un des bâtiments dévastés lors du tsunami du 11 mars 2011. Mais la société n’a pas, jusqu’à présent, déterminé où se trouvent les barres de combustible qui ont fondu dans les trois autres réacteurs endommagés de la centrale.


Liens : images de Tepco

samedi 14 janvier 2017

L’Autorité de Régulation Nucléaire demande des garanties sur le recyclage des terres radioactives

La décontamination devrait engendrer 22 millions de mètres cubes de déchets radioactifs après incinération des végétaux. Il s’agit essentiellement de terre contaminées. Ils représentent un problème sans fin.


 Officiellement, ils vont être entreposés une trentaine d’année sur un site de 16 km2 autour de la centrale de Fukushima daïi-chi avant de trouver mieux. Et comme les autorités ne savent pas où les mettre après, elles veulent recycler les terres contaminées pour faire des routes, digues… ce qui suscite de fortes inquiétudes. Mais le ministère de l’environnement n’a pas d’autre solution à proposer, il s’obstine et met en avant les économies réalisées grâce à cette option.

 Lire l'article complet

 

mercredi 4 janvier 2017

La décontamination des habitations continue ...

La décontamination des habitations et des villages continue dans l'espoir de faire rentrer les habitants avant le 31 mars 2017, date théorique de la fin des indemnisations

Nettoyage des sols avec la haute pression et surtout vérifier les points bas

Nettoyage des jardins, il faut faucher, enlever les feuilles mortes et décaper la terre

Nettoyage des toits avec la haute pression, il faut supprimer tous les dépôts et vérifier les gouttières

 Mais à travers toutes ces méthodes (assez rudimentaires) il reste que la quantité de déchets produite est colossale et les décharges (soi-disant contrôlées) fleurissent un peu partout, provisoirement, mais cela fait 5 ans que ça dur.
L'objectif du gouvernement japonnais est de ramener la dose annuelle des habitants à 1 mSv (c'est la dose des travailleurs du nucléaire français avec un suivi médical spécifique), alors qu'ils ont changé la loi en portant la dose légale à 20 mSv.
 Il faut rappeler que dans les 3 communes, proche de la centrale et fortement contaminée, la dose annuelle dépasse actuellement 50 mSv. (en gris sur la carte ci-dessous)